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Si vous voulez faire connaître

votre sentiment et vos réactions

à la rédaction du journal l'Est Républicain,

voici leurs adresses:

Direction générale

Direction de redaction

Direction publicité

Rédaction de Nancy

Et merci de d'en adresser copie à

Joël Volson 

 

 

 

 et à la

syndicat national des journalistes

snj@snj.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Affaire Est Républicain

Samedi 16 septembre 2006 6 16 /09 /2006 17:40

Réaction d’Emmanuel Digonnet

 

à l’Est Républicain

 

 

Madame, Monsieur,

 

Je viens de prendre connaissance de votre refus de publication dans

votre quotidien, d’une annonce anniversaire du décès de Monsieur Fred

Wolfsohn au prétexte que cet avis faisait référence à « la barbarie nazie ».

 

Ayant eu connaissance du contenu de la lettre par laquelle Monsieur

Jacques HOMMELL tente d’expliciter son refus, j’en suis d’autant plus

choqué.

 

Ainsi, Monsieur Jacques HOMMELL se pose en censeur en décidant de son

propre chef que l’expression « barbarie nazie » soit /« une allusion

politique ou idéologique »./

 

Je trouve cette prise de position très choquante du fait que

l’expression « barbarie nazie » est une expression passée dans le

langage courant mais surtout, utilisée par nombre d’historiens de la

seconde guerre mondiale et des génocides perpétré durant ce conflit

mondial au nom d’une idéologie.

 

Pour ne citer que des ouvrages récents, lisez : « Dictionnaire de la

barbarie nazie et de la shoa » de Daniel Bovy ou « Noir dans les camps

nazis » de Serge Bilé (où il est question de la « barbarie nazie » et où

il ne s’agit plus du génocide contre les juifs), ou encore la

présentation du « Journal d’Anne Franck » dans la sélection « 20 livres

pour un autre regard » sous l’égide du ministère de l’éducation qui

parle de « la barbarie nazie ».

 

Messieurs, mon courriel n’a d’autre objectif que d’obtenir de votre part

un éclaircissement sur ce refus de publication.

 

S’agit-il d’une ligne éditoriale interdisant toute référence explicite

au régime nazi et à sa barbarie, d’un excès de zèle d’un responsable

publicitaire mal enseigné sur l’histoire de la seconde guerre mondiale,

ou je n’ose l’imaginer, une volonté de minimiser dans vos colonnes la

tragédie de million de familles, parfois originaires de l’Est de la

France, durant la barbarie nazie.

 

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie messieurs de recevoir mes

salutations.

 

Emmanuel Digonnet

 

 

 

 

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Mardi 19 septembre 2006 2 19 /09 /2006 17:49

Annie Camus

 

s’adresse à la direction de l’Est Républicain

 

 

A Monsieur le Directeur de L'Est Republicain

 

J'ai suivi attentivement les échanges qui se sont déroulés autour de la

requête de la famille Volson adressée à votre quotidien , ainsi que les

articles parus dans la presse concernant cette affaire.

Je tiens à temoigner du choc profond causé par votre refus de publication de

l'annonce anniversaire de décès de Monsieur Fred Wolfsohn et pire encore

,par votre proposition de "négociation" visant à éliminer la formule

"barbarie nazie "au profit  de la  notion vague de traumatisme.

Monsieur, est il illégitime de vous demander de rendre compte  du fond reel

de votre position en répondant plus précisement à quelques questions?

Dans quel registre peut se situer ce qu'on a qualifié et qu'on qualifie

encore d'innommable ,d'indicible dans l'Histoire de l'humanité?

Dans quel registre,la barbarie,quand elle s'appliqua de façon

systématique,féroce,monstrueuse et inhumaine à des millions d'hommes,de

femmes et d'enfants,s'inscrit elle?

La barbarie nazie?

Crime contre l'humanité,indissociable de l'imprescriptible,faut il vous le

rappeler,au delà de toutes références ideologiques ou politiques.

Faut il vous rappeler aussi que la visée dernière des crimes des bourreaux

qui ont torturé et assassiné ces millions de martyrs etait de faire

disparaitre leurs biens,leurs corps, leurs noms et jusqu'à leur inscription

dans l'Humanité.

Monsieur,à quelle position idéologique,politique et morale êtes vous référé

pour refuser ,dans votre colonne nécrologique,

d'inscrire le Nom et le nom de la mort de Monsieur Fred Wolfsohn ?

Etrange paradoxe puisque ces colonnes restent le lieu d'inscription de la

Mémoire et de l'hommage rendu par les vivants.

Indignée et révoltée par votre refus et maintenant par votre silence face à

la demande de ses fils

Je rends hommage à leurs côtés à Monsieur Fred Wolfsohn

et aux millions de victimes de la barbarie nazie.

Annie CAMUS

 

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Mercredi 20 septembre 2006 3 20 /09 /2006 21:49
Monsieur le Directeur,
 
Je suis extrêmement choqué du refus de publication de cette annonce de mémoire dans votre journal. Et je ne manquerai lors de ma prochaine visite en Lorraine de conter cette Histoire avec un grand H à mes proches et ami(e)s.
 
Salutations distinguées.
 
Philippe Gaurier
92320 Chatillon
 
Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Dimanche 24 septembre 2006 7 24 /09 /2006 22:30

« Dérapage ou glissement sémantique ? »

 

 

par Alain Acquart

 

 

Dimanche 24 septembre 2006

 

 

Courriel à l’est républicain concernant la parution d’un appel au souvenir de Monsieur Fred Wolfsohn.

 

 

Alerté par le journal Marianne N° 491 daté du 16 au 22 septembre 2006 je veux vous témoigner ma colère devant la réponse de votre journal concernant la parution d’un appel au souvenir de Monsieur Fred Wolfsohn décédé le 11 septembre 1966 des suites d’une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie..

Comment pouvez vous refuser à ces fils la publication d’un appel au souvenir sous prétexte je cite : « d’une déontologie qui s’applique à notre rubrique nécrologique dans laquelle aucune allusion politique ou idéologique ne peut s’exprimer », pensez vous que la période évoquée relève de considération politique au sens noble du terme, quant à une référence idéologique c’est bien là que votre réaction inquiète et scandalise plus encore !

Si des outils d’information comme le vôtre en sont à être les portes voix de discours révisionnistes sous le fallacieux  prétexte d’une déontologie coupable.

Une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie est la formulation choisie par les fils de Monsieur Fred Wolfsohn et nous ne pouvons attendre autre chose d’un journal comme le vôtre que d’accéder à une telle demande sans chercher à la  transformer en « traumatisme des camps de concentration », scandaleuse attitude qui mérite des explications claires et sans ambiguïtés sur ce qui a motivé votre refus de publication d’une telle annonce !

A défaut, nous pourrions craindre au minimum un dérapage, au pire la participation à un glissement sémantique qui transformerait la barbarie nazie en conséquences politiques d’une politique extrémiste ! Qu’en pensez vous ?

Dans l’attente d’une réaction à la hauteur de l’attente de la famille Volson et aussi de tous ceux qui refuse l’oubli et le révisionnisme affiché ou larvé, oui il s’agit d’actes de barbarie dont Monsieur Fred Wolfsohn a été victime comme tant de millions d’autres et il ne saurait être question de n’y voir que des suites de traumatismes.

Pour le respect du souvenir de toutes les victimes de la barbarie nazie, vous vous honoreriez à faire des excuses publiques, ainsi qu’à publier cette annonce et surtout à surveiller vos réponses à des demandes comme celle-ci qui relève du devoir de mémoire et non de quelque polémique politicienne d’aujourd’hui.

Alain Acquart

 

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /2006 23:59

Valérie Boutté infirmière et syndicaliste

 

 

 

Sujet : le déni de l’Histoire

 

 

Monsieur le Directeur de l’Est Républician,

 

 

 

 

Infirmière et militante syndicale dans un hôpital psychiatrique de la région parisienne, je souhaite vous faire connaître ma stupéfaction, ma colère puis ma honte, face à votre refus de publier l'annonce de commémoration du décès de Mr Wolfsohn.

 

 

 

l'histoire de chaque homme est primordiale à tout autre chose et ne peut être annulée par aucun d'entre nous.

 

 

 

l'histoire de Mr Wolfsohn, vous ne pouvez la lui retirer aujourd'hui ; elle est la sienne.

 

 

 

l'histoire de Mr Wolfsohn fait aujourd'hui partie de l'Histoire de notre humanité. elle a été celle de millions de personnes.

 

 

 

l'histoire de Mr Wolfsohn ne sonne pas joliment à vos oreilles, elle a pourtant été.

 

 

 

l'histoire de Mr Wolfsohn, vous ne pourrez la gommer, quoi que vous en pensiez.

 

 

 

l'histoire de Mr Wolfsohn vivra, quoi que vous en fassiez.

 

 

 

et l'histoire de Mr Wolfsohn, probablement, vous collera à la peau.

 

 

 

 

 

                           valérie boutté  

 

Villejuif le 22 septembre 2006

 

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Mercredi 27 septembre 2006 3 27 /09 /2006 22:46

Copie de la lettre manuscrite que

Serge Klarsfeld

Président de l’association des fils et filles des déportés juifs de France a adressée à la direction du journal L’EST REPUBLICAIN.

Monsieur Joël VOLSON vient de me faire connaître les conditions dans lesquelles le carnet de l’Est Républicain lui avait refusé de passer une annonce « souvenir » à l’occasion du 40 ème anniversaire de la mort de son père.

Il a convenu que « mauvaise rencontre avec la barbarie nazie » pouvait avantageusement être remplacée par « terrible rencontre » mais l’Est Républicain n’a pas pour autant accepté la publication de l’annonce.

Vous ne pouvez pas refuser les termes « barbarie nazie » ; monsieur Volson n’a pas écrit « barbarie allemande ».

Je ne vois vraiment pas pourquoi son annonce lui a finalement refusée.

Notre association publie de nombreuses annonces surtout dans « le monde » et jamais aucune annonce ne nous a été refusée bien qu’ayant, pour certaines d’entre elles un contenu idéologique évident.

Merci de reconsidérer votre position qui n’est pas équitable.

Amicalement

Serge Klarsfeld

Paris le 13 septembre 2006

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Mercredi 27 septembre 2006 3 27 /09 /2006 23:05

Cette annonce est parue il y a 14 ans dans l'Est Républicain... La chartre déontologique du journal aurait-elle (mal) évoluée?

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Mercredi 27 septembre 2006 3 27 /09 /2006 23:37

Patrick volson a co-écrit et réalisé ce film dont le tournage s'est déroulé à Nancy.

Ce film a été diffusé sur France 2.
 
 

• L'histoire de "Le Temps de la désobéissance"

Amis d’enfance, Edouard et Lucas sont tous deux policiers à Nancy dans des commissariats différents, tous deux formés à l’obéissance et au respect de la loi. Mais la guerre sépare ceux qui s’aiment et qui sont amenés par les circonstances de la vie à faire des choix différents. Bientôt, la belle amitié entre les deux policiers va voler en éclats avec ce que cela implique de souffrances et de déceptions. Une rafl e de Juifs est programmée par les nazis et la police de Vichy le 19 juillet 1942. Edouard et six de ses collègues décident collectivement de désobéir aux lois de Vichy. Au terme d’une formidable course contre la montre, les sept policiers vont réussir à prévenir et cacher les juifs étrangers, faisant ainsi échouer l’opération policière. Lucas, lui, va sombrer, sans l’avoir vraiment souhaité, dans la plus odieuse collaboration.

• En savoir plus sur "Le Temps de la désobéissance"

  • Cette fiction s’inspire de faits réels qui se sont produits à Nancy en 1942.
  • Site officiel : desobeissance.free.fr
  • Réalisation : Patrick Volson (En savoir plus sur Patrick Volson)
    Scénario : Corinne Atlas
    Productrice déléguée : Annie Volson, C/O Akéla Production
    Directeur de la photographie : Jonny Semeco
    Chef opérateur du son : Bernard Borel
    Diffusion : France 2

    DISTRIBUTION

    Daniel Russo (Edouard Vigne)
    Martin Lamotte (Lucas Barois)
    Thierry Gibault (Alfred Callot)
    Jacques Spiesser (Divisionnaire)
    Yannis Baraban (Charles de la Barre)
    Pascal Elso (Durieux)
    Bernard Blancan (Bauer)

    Ainsi que :
    Jérémie Covillault (Pierre Val)
    Gérard Dessalles (Fabre)
    Christine Koetzel (Madelein Vigne)
    Nadine Marcovici (Jeannette Barois)
    Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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    Jeudi 28 septembre 2006 4 28 /09 /2006 00:58

    Mail adressé par :

     Alain Geismar

    à la direction de l’Est Républicain

     

     

     Sujet : étonnement et indignation- Carnet et Volson.

     

     

    Mesdames, messieurs,

    Je n’en croyais pas mes yeux en lisant le courrier par lequel vous avez rejeté la formulation du rappel de l’horreur nazie dans votre carnet.

    Je n’ignore pas, hélas, la persistance du révisionnisme en France, je n’imaginais pas un seul instant qu’elle puisse trouver une place dans votre journal, qui considère la stigmatisation du nazisme, et des camps de la mort qu’il a fabriqué, comme l’expression d’une « opinion » susceptible de choquer des lecteurs et de nuire à l’impartialité du journal.

    J’ai bien compris que l’émotion soulevée vous amène finalement à accepter de publier l’annonce telle que proposée par la famille. Il manque à ce geste un désaveu et une condamnation clairs de votre premier mouvement ce qui permettrait d’espérer qu’au-delà de ce douloureux épisode votre journal retrouve sa place au sein de la presse démocratique.

    Dans l’espoir d’être entendu,

    Alain Geismar  

    19 septembre 2006

     

     

    Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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    Jeudi 28 septembre 2006 4 28 /09 /2006 01:07

    Madame, Monsieur,

    Je vous fais part de mon indignation par rapport à votre prise de position sur la censure du  texte de l’hommage nécrologique que la famille VOLSON souhaitait faire paraître dans votre journal.

    Permettez moi de mettre en doute votre sens de la « déontologie », et de dénoncer votre position comme un acte de censure éminemment politique et à la limite du négationnisme.

    Je serai désormais vigilante et j’aurai une tout autre lecture de ce qui paraît dans les colonnes de l’Est Républicain, et je ne manquerai pas d’informer les personnes de mon entourage sur votre conception de l’éthique.

     ChAnTal BERNARD

    Infirmière de Secteur Psychiatrique

    dont le père (et les trois quart de la famille) sont également morts des suites de la barbarie nazie : 

    partis en fumée pour la plupart,

    dévoré vivant par des chiens sous le regard des siens pour un autre,

    revenu avec un oeil crevé, les tympans définitivement détruits pour mon père, et décédé dix ans après à l'âge de 58 ans des séquelles physiques et mentales de ce qu'il avait enduré et été contraint de regarder sans se voiler la face comme vous souhaitez le faire.

    Si vous estimez que le mot "barbarie" est trop fort, c'est votre objectivité de journaliste qui est à remettre en question.

     

    Pour ma part, j'ai dû grandir et vivre avec ces blessures, ce qui ne m'empêche nullement d'exercer mon métier avec un maximum d'humanité, et de donner des soins, les meilleurs possibles à tous les patients quelque soit leur situation, leur origine, leur nationalité. J'ai déjà soigné des patients allemands, et je n'aurais même pas eu l'idée de voir en eux des barbares ou des "nazis".      

     

     

     

    Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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