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Si vous voulez faire connaître

votre sentiment et vos réactions

à la rédaction du journal l'Est Républicain,

voici leurs adresses:

Direction générale

Direction de redaction

Direction publicité

Rédaction de Nancy

Et merci de d'en adresser copie à

Joël Volson 

 

 

 

 et à la

syndicat national des journalistes

snj@snj.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES FAITS

Refus de publication d’une petite annonce « anniversaire de décès » par le journal l’Est Républicain parce qu’elle fait référence à la « barbarie nazie ».
 
Nous, ses fils, avons souhaité passer une petite annonce dans le carnet de l’Est Républicain à l’occasion du 40e anniversaire de la mort de notre père, qui a résidé et est décédé à Nancy.
 
Mort à 43 ans des suites de sa déportation à Auschwitz, nous souhaitions lui rendre hommage en signalant explicitement qu’il avait été victime de la barbarie nazie.
 
Voici le texte de l’annonce que nous avons adressée au journal :
 
« Il y a 40 ans, le 11 septembre 1966, disparaissait à la fleur de l'âge, Fred Wolfsohn dit “ Volson”, des suites d'une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie.
Ses fils, Patrick, Joël, Eric, sa sœur Paulette Slenzinski, et son ami de toujours, Marcel Chagnac vous demandent une pensée pour lui. »
 
A notre grand étonnement, l’Est Républicain a refusé de diffuser cette petite annonce parce que « son contenu polémique serait de nature à heurter ses lecteurs ».
A la relecture de notre texte, nous sommes en effet convenus que l’humour noir de l’expression « mauvaise rencontre» pouvait être mal perçu. Nous avons donc proposé à la place « terrible rencontre ».
 
Il apparaît cependant que ce que nous demande l’Est Républicain pour faire paraître notre annonce dans ses colonnes consiste à supprimer totalement toute référence explicite à la barbarie nazie, ce que bien évidemment nous ne pouvons accepter.
 
L’Est Républicain fonde son refus sur la « déontologie » de la rubrique nécrologie. Il argue du fait que la référence à la « barbarie nazie » relève de la politique ou, pire, de l’idéologie, et n’a donc pas sa place dans la rubrique des petites annonces.
Les responsables du journal nous proposent d’en rester à une formulation édulcorée qui signalerait simplement que le décès de notre père est consécutif au « traumatisme » de la déportation.
 
Que l’expression « barbarie nazie » relève pour l’Est Républicain du champ de la politique ou de l’idéologie et non de l’évidence historique nous semble inadmissible et dangereux. C’est pourquoi, nous persistons à demander la publication de cette annonce anniversaire telle que nous l’avons rédigée – mise à part l’expression concernant « la rencontre ».
 
Nous joignons à notre courrier la réponse qui nous a été faite ce jour par Jacques Hommell, directeur de la publicité à l’Est Républicain et responsable, à ce titre, de la rubrique des petites annonces, afin qu’aucun d’entre vous ne puisse douter que l’échange a bien eu lieu dans les termes rapportés ci-dessus.
Nous tenons également à préciser que Pierre Taribo, directeur de la rédaction de l’Est Républicain, a été informé par nous-mêmes de cette affaire et n’a pas voulu – pas pu ? – en infléchir le cours.
Nous aimerions connaître votre point de vue sur cette pénible histoire et sollicitons, le cas échéant, votre appui afin que l’annonce paraisse comme nous le souhaitons dans l’Est Républicain.
 

Patrick, Joël, Eric VOLSON                              

Paris le 13 septembre 2006

Réponse de Jacques Hommel Directeur de la publicité de l'Est Républicain

Houdemont, le 13 septembre 2006
 
JH/BR – 06/8312
                         
Monsieur,
 
Nous avons bien reçu votre demande d’insertion d’un message anniversaire du décès de votre père.
 
Nous sommes bien évidemment sensibles aux souffrances endurées par toutes les personnes qui ont subi les outrances de la dernière guerre mais comme nous vous l’avons expliqué par téléphone, nous ne pouvons pas faire paraître la formulation « des suites d’une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie ». En effet, une déontologie s’applique à notre rubrique nécrologique dans laquelle aucune allusion politique ou idéologique ne peut s’exprimer.
 
Vous comprendrez bien que dans le cas contraire, le contenu de nos avis de décès serait totalement dénaturé.
 
Nous vous proposons trois phrases qui respectent notre déontologie et qui rappelleront cependant le contexte qui a entraîné le départ prématuré de Monsieur Fred Wolfsohn :
 
Þ    … suite aux traumatismes des camps de concentration,
Þ    … victime du traumatisme des camps de concentration,
Þ    … victime de ce qu’il a subi en camps de concentration.
 
Nous attendons votre appel nous indiquant votre choix. Vous pouvez contacter ma secrétaire, Madame Randi, au 03 83 59 08 55 ou Monsieur Bruno Antoine, responsable des avis de décès, au 03 83 59 08 49.
 
Dans cette attente,
 
Veuillez croire, Monsieur, à l’assurance de nos meilleurs sentiments.
 
 
 
     Jacques HOMMELL
Réponse de Gérard Colin
Vice-President Directeur General
de l'Est républicain

 

Houdemont, le 20 septembre 2006

AH289GC

Association Culturelle Juive

 Monsieur Gérald TENENBAUM

 55, rue des Ponts

 54000 NANCY

 

Monsieur le Vice-Président,

Monsieur Lignac m'a transmis votre courrier reçu le 19 septembre courant.

 Le problème évoqué, concernant MM. Patrick, Joël et Eric Volson soulève une polémique disproportionnée par rapport à la réalité où l'on semble prêter des intentions, voire des pratiques, à l'EST REPUBLICAIN que j'estime inacceptables.

 L'EST REPUBLICAIN, par sa conduite exemplaire durant tout le conflit de 39/45 a pris à cette époque la sage et courageuse décision de se saborder pour reparaître à la libération de la France. M. Gérard Lignac, Président, Directeur de la publication du journal, a été un résistant de la première heure reconnu.  

toute la rédaction du journal, sous l'autorité de nos rédacteurs en chefs successifs, a adopté de tout temps une ligne de conduite irréprochable dans ce domaine comme dans bien d'autres.  

Au procès de Nuremberg, où furent jugés les bourreaux nazis, un journaliste de l'EST REPUBLICAIN était présent. Il fut un des rares représentants de la presse régionale française à être autorisé à assister à ce procès.

Il faut, en effet, comme vous le dites, éviter toute dérive idéologique de part et d'autre. Ameuter, comme cela a été fait toute la presse française sur ce sujet n'est pas du tout de nature à apaiser les esprits.  

La demande formulée par M.Volson constitue une dérogation par rapport aux règles en vigueur à l'EST REPUBLICAIN sur le traitement des avis de décès qui ouvre la porte à toute forme d'expression de ressentiment, voir d'agressivité, qui peut, dans la douleur d'un souvenir non apaisé, devenir difficilement contrôlable.

L'avis de décès classique me semble aujourd'hui préférable. Pour le 40e anniversaire, rappeler que M. Volson est mort des suites du traitement qu'il a subi lors de son internement au camp de concentration nazi d'Auschwitz aurait le mérite de calmer les esprits.  

Je souhaite, Monsieur le Vice-Président, que nos efforts communs permettent d'apaiser le courroux de la famille Volson et d'honorer dignement la mémoire de leur père.  

Je vous prie, tout en me tenant à votre disposition, d'agréer, Monsieur le Vice-Président, l'expression de mes respectueuses salutations

Gérard COLIN , vice-Président Directeur Général

Notre commentaire:

Cette lettre a été adressée en réponse à l'interpellation publique de l'association culturelle juive (ACJ) au patron de l' Est républicain Monsieur Lignac patron de l'Est républicain.

Elle confirme en l'aggravant la lettre de refus de jacques Hommel directeur de la publicité.

Gérard COLIN n'a jamais, jusqu'ici, pris contact avec la famille Volson.

Samedi 30 septembre 2006 6 30 /09 /2006 14:26

Docteur Christiane de Beaurepaire

Chef de service

SMPR de Fresnes

1 allée des thuyas

94261 Fresnes cedex

 

 

 

                                            Monsieur le Directeur de  « L’Est Républicain »

 

 Paris, le 21 septembre 2006

 Monsieur le Directeur

Je lis avec stupeur votre refus de publier, dans la rubrique « carnet » de votre journal, un texte écrit par ses fils à la mémoire de leur père, Fred Wolfsohn, dit Volson, au prétexte que la référence à la « barbarie nazie » pourrait être de nature à froisser vos lecteurs.

Parler d’ « opinion », alors qu’il s’agit, hélas, de faits historiques, est simplement ahurissant.

Il s’agit d’une position délibérément révisionniste, proprement scandaleuse voire inquiétante, tant elle témoigne de la résurgence de démons dont on peut craindre qu’ils ne soient jamais éradiqués.

Un journal tel que le vôtre se devrait justement, Monsieur le Directeur, d’être le garant d’une vigilance constante et d’une rigueur à toute épreuve, a fortiori dans des moments troubles qui voient ça et là poindre la renaissance de la bête immonde.

La position que vous venez de prendre à l’égard de la mémoire de Fred Volson témoigne, à propos d’une supposée clientèle, d’une étrange complaisance qui ternit la réputation de votre journal et dont vous pourriez légitimement avoir à vous expliquer.

Souhaitant que vous répariez au plus vite votre erreur lamentable, je vous prie, Monsieur le Directeur, d’accepter mes salutations distinguées,

 

 Docteur Christiane de Beaurepaire

 

Psychiatre des hôpitaux

chef de service du SMPR

de la prison de Fresnes

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /2006 18:00

Réaction de Monsieur Richard LEON

 

 

Monsieur le Directeur de l’Est Républicain

 

 

Je tiens à vous faire part de mon indignation extrême devant votre refus de publier l’annonce de la famille Volson
par laquelle elle souhaitait honorer la mémoire de leur père ”mort des suites d’une mauvaise rencontre avec la
barbarie nazie”.
Par ce refus vous rappelez les méthodes du négationnisme et du révisionnisme, qui commencent par imposer le silence sur des faits avérés,
pour les nier ensuite purement et simplement après qu’elles ont réussi à insinuer le doute.
Je me refuse à penser que votre journal utilise des méthodes comparables !
Pour éviter tout amalgame et pour laver l’affront, votre journal se doit donc de publier cette annonce et de présenter ses excuses à la famille Volson
sans délais.
Salutations de rigueur
Richard Léon

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /2006 17:06

Docteur Alain Viallard -psychiatre des hôpitaux

 

Au directeur de l’Est Républicain

 

Paris le 29 septembre 2006  

 

Monsieur,  

 

A propos de la demande d'insertion d'une rubrique nécrogolique par la famille Volson, curieuse argumentation que celle qui consiste à évoquer "une déontologie [...] dans laquelle aucune allusion politique ou idéologique ne peut s’exprimer".

 

J'avais cru lire çà et là que le parti nazi était considéré depuis les procès d'après guerre non comme une organisation politique ou un mouvement représentant une expression idéologique admise mais comme une organisation criminelle.

 

J'avais cru lire que même la Confédération Helvétique, pourtant réputée pour sa tolérance, avait interdit le parti nazi suisse "dès" le 8 mai 1945.

 

Apparemment, vous avez soixante et un an de retard sur la très prudente Confédération...  

 

Avec les salutations d'usage.  

 

Docteur A.VIALLARD

 

Ancien président du syndicat des psychiatres d'exercice public  

 

Ancien président de la conférence régionale des présidents de commission médicale d'établissement des hôpitaux psychiatriques d'Ile-de-France

 

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /2006 09:29

Rony Brauman

ancien président de "médecins sans frontières"

s’adresse à la direction de l’Est Républicain

Monsieur le Directeur,

J'ai pris connaissance de la réponse que vous avez adressée à M. Volson au sujet du message anniversaire de la mort de son père.

 

 

 

Je tiens à vous faire part de ma stupéfaction que l¹on puisse considérer la formule "barbarie nazie" comme polémique.

Je ne vois pour ma part aucune "allusion politique ou idéologique" dans ces mots,  mais un constat à peu près universellement endossé.

Je suis par ailleurs perplexe devant la formule "les outrances de la dernière guerre" qui semble confondre dans une même réprobation mesurée les excès des uns et des autres, l'Axe et les Alliés.

J'ai eu l'occasion de m'exprimer dans vos colonnes à plusieurs reprises. C'est pourquoi j'éprouve un malaise particulier à l'idée qu'un journal qui m'a accueilli ainsi puisse s'inquiéter de froisser des nazis.

Qui d'autre pourrait être choqué par la qualification de "barbare" appliquée au nazisme?

J'espère apprendre qu'il ne s'agit que d'un malentendu bureaucratique et que cette annonce sera publiée dans les termes parfaitement honorables qui sont les siens.

Bien à vous,

Rony Brauman

Paris le 29 septembre 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /2006 08:34

AssociationCulturelle Juive

 

 

 

55,rue des Ponts  

F-54000 Nancy

 téléphone: 03 83 35 26 97

 télécopie: 03 83 37 33 04  

 courriel :acj55@free.fr                                                                                            

                                                                                                   M. Lignac

Est Républicain

54180 Houdemont

Nancy, le 17 septembre 2006

 

 Monsieur le Président,  

 Le 11 septembre dernier, Patrick, Joël et Eric Volson ont souhaité faire paraître dans le carnet de l’Est Républicain une petite annonce pour le 40e anniversaire du décès de leur père, Fred Wolfsohn, dit Volson. Le texte de l’annonce, tel qu’ils l’ont rédigé, rappelait que leur père est mort à 43 ans des suites de son internement au camp d’extermination d’Auschwitz créé par « la barbarie nazie ».

À leur grande stupeur, ce texte a été refusé par le service des petites annonces de votre journal.

Pour justifier ce refus, le directeur du service publicité de l’Est Républicain a expliqué à la famille Volson « qu’aucune allusion politique ou idéologique ne peut s’exprimer » dans la rubrique nécrologique. Il leur a ensuite suggéré de remplacer les mots « barbarie nazie » par « traumatisme(s) des camps de concentration ».

L’Association Culturelle Juive est alarmée par ce refus de publication et choquée par la proposition de rectification faite à la famille Volson. Elle considère comme extrêmement préoccupant le fait qu’un journal, connu de ses lecteurs pour son engagement contre les extrémismes, puisse considérer que les mots « barbarie nazie » relèvent de la politique ou de l’idéologie et non de la vérité historique. Que le régime nazi ait été un régime barbare ne fait de doute ni pour les plus hautes autorités des États démocratiques, ni pour les historiens, ni pour le législateur. Les mots « barbarie nazie » figurent dans les livres d’histoire, dans les textes de loi, sur les plaques commémoratives de la France entière et au-delà des frontières.

Persuadée que l’Est Républicain n’a pu s’engager dans une révision historique du régime nazi, l’Association Culturelle Juive vous demande, Monsieur le Président, de bien vouloir lui donner, ainsi qu’à ses lecteurs des explications sur une telle position.

Elle vous demande également de publier l’annonce des fils Volson telle qu’ils ont souhaité la rédiger pour honorer la mémoire de leur père.

 Collectivement, les membres du comité de l’ACJ.

 Commentaire:

 C'est à cette lettre et donc à cette association

 que répond Monsieur Gérard Colin vice président directeur général de L'est Républicain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /2006 03:01

Bonsoir Monsieur Colin le directeur de l'est républicain

 

 

Vous avez refusé, il y a quelques jours, un avis commémorant un anniversaire.
Il s'agissait de celui de Monsieur Fred Wolfsohn dit Volson

 

Vous dites que les termes de cet avis pourrait ouvrir la porte à des ressentiment ou de l'agressivité.

 

j'ai lu et relu les termes de cet avis, je ne ressens aucune agressivité. Je trouve en plus que le terme de "rencontre avec la barbarie nazie" donne la mesure du drame sans aucune haine.

 

Une simple rencontre qui fait basculer une vie.

 

Il ne s'agit pas de stigmatiser une population qui elle aussi à souffert des erreurs de ses dirigeants. Il s'agit de se remémorer l'histoire d'un homme pour qui la vie a pris un autre tournant du fait de réels barbares.

 

Ces barbares ont un nom. Il s'agissait de nazis.

 

Ce n'est un secret pour personne...

 

 

 

Que craignez vous vraiment ?

 

Que mettez vous sous le terme de déontologie nécrologique ?

 

Je vous prie de croire Monsieur Colin à mes salutations étonnées.

 

 

 

@Marie Leyreloup

 

Cadre de santé

 

Paris

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Jeudi 28 septembre 2006 4 28 /09 /2006 20:56

Mesdames, Messieurs de la rédaction,

J'ai été destinataire d'un envoi comportant l'annonce de "l'anniversaire de décès" de M. Fred Wolfson adressée à - et refusée par - votre journal, ainsi que votre réponse argumentée (JH/BR-06/8312).

Ce refus de publication jette un sérieux discrédit sur la déontologie dont vous arguez pour le justifier.

La jeune femme que je suis, formée à l'école de la République , ne comprend pas que la référence à la "barbarie nazie" relève, selon vous, d'une "allusion politique ou idéologique".

 La barbarie déployée sous le régime nazi pendant la seconde guerre mondiale à l'encontre de millions d'hommes, de femmes et d’enfants, juifs et non juifs, est un fait avéré, que seuls les négationnistes et autres révisionnistes mettent en doute aujourd'hui.

Le choix de vos termes est particulièrement troublant : Vous compatissez avec ceux qui ont subi "les outrances" de la dernière guerre. Ainsi l'extermination froidement planifiée et méthodique de millions d'êtres humains se réduit-elle, à vous lire, à des actes ayant pour caractéristique d'avoir "passé les bornes" (Petit Larousse Illustré. 1993).

Ce glissement sémantique constitue une insulte à l'humanité toute entière.

Vous proposez aux fils et aux proches d'un homme "mort pour la France ", des reformulations édulcorées évoquant les "traumatismes" subis en camps de concentration.

Cela me laisserait sans voix si mon humanisme et ma citoyenneté ne me rappelaient pas au devoir de mémoire...

Je vous renvoie à la définition d'un traumatisme : "évènement qui, pour un sujet, a une forte portée émotionnelle et qui entraîne des troubles psychiques ou somatiques par suite de son incapacité à y répondre adéquatement sur le champ".

La lecture de cette définition se passe de commentaires quant à son inadaptation à l'horreur de la réalité de l'idéologie et de la politique national-socialiste.

N'osant mettre en cause les valeurs et la probité de votre rédaction, je ne doute pas que vous reconnaitrez votre "maladresse" et que vous reviendrez sur votre refus de publier cette annonce.

Dans cet espoir, je vous prie d'agréer, mesdames, Messieurs, mes salutations. 

 

 Nelly Derabours

 Paris Samedi, le 16 septembre 2006.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 28 septembre 2006 4 28 /09 /2006 20:29

Monsieur le Directeur,

Je me joins à Alain Vaissermann pour m'indigner de votre refus de publication dans la chronique nécrologique de votre périodique.

C'est avec une certaine stupéfaction que j'ai appris le refus de publication, par votre journal, dans sa rubrique nécrologique, d'un avis de faire-part émanant des fils de Fred Wolfsohn dit Volson dont je vous rappelle ci-dessous le texte :

« Il y a 40 ans, le 11 septembre 1966, disparaissait à la fleur de l'âge, Fred Wolfsohn dit “ Volson”, des suites d'une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie.
Ses fils, Patrick, Joël, Eric, sa soeur Paulette Slenzinski, et son ami de toujours, Marcel Chagnac vous demandent une pensée pour lui. »

 Un de vos collaborateurs a cru bon de devoir refuser cette formulation : « des suites d’une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie » et d'en  proposer d'autres :

… suite aux traumatismes des camps de concentration,

… victime du traumatisme des camps de concentration,

 … victime de ce qu’il a subi en camps de concentration.

Il vous est sans doute apparent que ces diverses formules tendent à évacuer la référence à ce que les auteurs appellent "la barbarie nazie".

Les raisons qui président à cette suggestion de changement de formule et au refus de publication ne me sont pas tout à fait claires, surtout concernant, non un article mais un avis destiné à la rubrique nécrologique de votre journal.

Aussi vous serais-je reconnaissant de bien vouloir fournir les explications susceptibles de dissiper, au plus vite ce qui n'est, sans aucun doute, qu'un malentendu et de publier cet avis de faire-part assorti, bien évidemment, par devoir de mémoire, d'une formule expliquant son retard.

Je crois pouvoir compter sur vous que je ne peux imaginer que sensible à l' hommage posthume que ses enfants ont voulu rendre à leur père, bel et bien victime, hélas, comme bien d'autres des suites d' une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie, ce qu'aucune négation ne saurait effacer.

Veuillez accepter, monsieur le directeur, l'expression de mes salutations distinguées.

Marie-Dominique Frontin

Enseignante

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Jeudi 28 septembre 2006 4 28 /09 /2006 02:04

Monsieur le Directeur,

C'est avec une certaine stupéfaction que j'ai appris le refus de publication, par votre journal, dans sa rubrique nécrologique, d'un avis de faire-part émanant des fils deFred Wolfsohn dit Volson dont je vous rappelle ci-dessous le texte :

« Il y a 40 ans, le 11 septembre 1966, disparaissait à la fleur de l'âge, Fred Wolfsohn dit “ Volson”, des suites d'une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie.
Ses fils, Patrick, Joël, Eric, sa soeur Paulette Slenzinski, et son ami de toujours, Marcel Chagnac vous demandent une pensée pour lui. »

Un de vos collaborateurs a cru devoir refuser cette formulation « des suites d’une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie »et d'en  proposer d'autres:

Þ    … suite aux traumatismes des camps de concentration,

Þ    … victime du traumatisme des camps de concentration,

Þ    … victime de ce qu’il a subi en camps de concentration.

Il vous est sans doute apparent que ces diverses formules tendent à évacuer la référence à ce que les auteurs appellent "la barbarie nazie".

Les raisons qui président à cette suggestion de changement de formule et au refus de publication ne me sont pas tout à fait claires, surtout concernant, non un article mais un avis destiné à la rubrique nécrologique de votre journal.

Aussi vous serais-je reconnaissant de bien vouloir fournir les explications susceptibles de dissiper, au plus vite ce qui n'est, sans aucun doute, qu'un malentendu et de publier cet avis de faire-part assorti, bien évidemment, par devoir de mémoire, d'une formule expliquant son retard.

Je crois pouvoir compter sur vous que je ne peux imaginer que sensible à l' hommage posthume que ses enfants ont voulu rendre à leur père, bel et bien victime, hélas, comme bien d'autres des suites d' une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie, ce qu'aucune négation ne saurait effacer.

Veuillez accepter, monsieur ledirecteur, l'expression de mes salutations distinguées.

 Alain Vaissermann, psychiatre des hôpitaux.

 

 

 

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Jeudi 28 septembre 2006 4 28 /09 /2006 01:49

Albert SZYFMAN à Gérard Colin vice président directeur général de l’Est Républicain

Monsieur,

Ancien élève de l'ENSEM à Nancy entre 1962 et 1965, j'avais gardé de l'Est Républicain le souvenir d'un journal sérieux honnête et qui savait le cas échéant s'engager pour les causes justes et humaines.

Quelle ne fut pas ma surprise et mon écœurement en apprenant vos tergiversations pour refuser de faire publier dans votre rubrique nécrologique une annonce anniversaire faisant référence à la barbarie nazie en relation avec les camps de la mort.

Mon père lui aussi journaliste, ainsi que 70 personnes de ma famille, a lui même été gazé après avoir été déporté par les nazis de Drancy à Birkenau le 23 novembre 1943, avec la complicité active du gouvernement et de la gendarmerie de l'Etat Français.

Quand j'essaie de trouver un terme pour qualifier le traitement que les nazis ont infligé aux populations civiles juives et tziganes il ne me vient rien d'autre à l'esprit que "barbarie".

 Je joins donc ma protestation à celle de la famille Volfson et à celle des journalistes du SNJ, de la même façon que je proteste contre toute tentative de négationnisme envers la "barbarie nazie".

J'avais la naïveté de penser que la direction de l'Est Rep était restée du coté des anti-nazis et donc opposée aux divers formes de négationnisme; quelle déception!

Naturellement je vais, comme beaucoup d'autres, m'efforcer de diffuser très largement votre réponse à la demande de la famille Volfson.

Albert SZYFMAN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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