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Texte libre

Si vous voulez faire connaître

votre sentiment et vos réactions

à la rédaction du journal l'Est Républicain,

voici leurs adresses:

Direction générale

Direction de redaction

Direction publicité

Rédaction de Nancy

Et merci de d'en adresser copie à

Joël Volson 

 

 

 

 et à la

syndicat national des journalistes

snj@snj.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES FAITS

Refus de publication d’une petite annonce « anniversaire de décès » par le journal l’Est Républicain parce qu’elle fait référence à la « barbarie nazie ».
 
Nous, ses fils, avons souhaité passer une petite annonce dans le carnet de l’Est Républicain à l’occasion du 40e anniversaire de la mort de notre père, qui a résidé et est décédé à Nancy.
 
Mort à 43 ans des suites de sa déportation à Auschwitz, nous souhaitions lui rendre hommage en signalant explicitement qu’il avait été victime de la barbarie nazie.
 
Voici le texte de l’annonce que nous avons adressée au journal :
 
« Il y a 40 ans, le 11 septembre 1966, disparaissait à la fleur de l'âge, Fred Wolfsohn dit “ Volson”, des suites d'une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie.
Ses fils, Patrick, Joël, Eric, sa sœur Paulette Slenzinski, et son ami de toujours, Marcel Chagnac vous demandent une pensée pour lui. »
 
A notre grand étonnement, l’Est Républicain a refusé de diffuser cette petite annonce parce que « son contenu polémique serait de nature à heurter ses lecteurs ».
A la relecture de notre texte, nous sommes en effet convenus que l’humour noir de l’expression « mauvaise rencontre» pouvait être mal perçu. Nous avons donc proposé à la place « terrible rencontre ».
 
Il apparaît cependant que ce que nous demande l’Est Républicain pour faire paraître notre annonce dans ses colonnes consiste à supprimer totalement toute référence explicite à la barbarie nazie, ce que bien évidemment nous ne pouvons accepter.
 
L’Est Républicain fonde son refus sur la « déontologie » de la rubrique nécrologie. Il argue du fait que la référence à la « barbarie nazie » relève de la politique ou, pire, de l’idéologie, et n’a donc pas sa place dans la rubrique des petites annonces.
Les responsables du journal nous proposent d’en rester à une formulation édulcorée qui signalerait simplement que le décès de notre père est consécutif au « traumatisme » de la déportation.
 
Que l’expression « barbarie nazie » relève pour l’Est Républicain du champ de la politique ou de l’idéologie et non de l’évidence historique nous semble inadmissible et dangereux. C’est pourquoi, nous persistons à demander la publication de cette annonce anniversaire telle que nous l’avons rédigée – mise à part l’expression concernant « la rencontre ».
 
Nous joignons à notre courrier la réponse qui nous a été faite ce jour par Jacques Hommell, directeur de la publicité à l’Est Républicain et responsable, à ce titre, de la rubrique des petites annonces, afin qu’aucun d’entre vous ne puisse douter que l’échange a bien eu lieu dans les termes rapportés ci-dessus.
Nous tenons également à préciser que Pierre Taribo, directeur de la rédaction de l’Est Républicain, a été informé par nous-mêmes de cette affaire et n’a pas voulu – pas pu ? – en infléchir le cours.
Nous aimerions connaître votre point de vue sur cette pénible histoire et sollicitons, le cas échéant, votre appui afin que l’annonce paraisse comme nous le souhaitons dans l’Est Républicain.
 

Patrick, Joël, Eric VOLSON                              

Paris le 13 septembre 2006

Réponse de Jacques Hommel Directeur de la publicité de l'Est Républicain

Houdemont, le 13 septembre 2006
 
JH/BR – 06/8312
                         
Monsieur,
 
Nous avons bien reçu votre demande d’insertion d’un message anniversaire du décès de votre père.
 
Nous sommes bien évidemment sensibles aux souffrances endurées par toutes les personnes qui ont subi les outrances de la dernière guerre mais comme nous vous l’avons expliqué par téléphone, nous ne pouvons pas faire paraître la formulation « des suites d’une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie ». En effet, une déontologie s’applique à notre rubrique nécrologique dans laquelle aucune allusion politique ou idéologique ne peut s’exprimer.
 
Vous comprendrez bien que dans le cas contraire, le contenu de nos avis de décès serait totalement dénaturé.
 
Nous vous proposons trois phrases qui respectent notre déontologie et qui rappelleront cependant le contexte qui a entraîné le départ prématuré de Monsieur Fred Wolfsohn :
 
Þ    … suite aux traumatismes des camps de concentration,
Þ    … victime du traumatisme des camps de concentration,
Þ    … victime de ce qu’il a subi en camps de concentration.
 
Nous attendons votre appel nous indiquant votre choix. Vous pouvez contacter ma secrétaire, Madame Randi, au 03 83 59 08 55 ou Monsieur Bruno Antoine, responsable des avis de décès, au 03 83 59 08 49.
 
Dans cette attente,
 
Veuillez croire, Monsieur, à l’assurance de nos meilleurs sentiments.
 
 
 
     Jacques HOMMELL
Réponse de Gérard Colin
Vice-President Directeur General
de l'Est républicain

 

Houdemont, le 20 septembre 2006

AH289GC

Association Culturelle Juive

 Monsieur Gérald TENENBAUM

 55, rue des Ponts

 54000 NANCY

 

Monsieur le Vice-Président,

Monsieur Lignac m'a transmis votre courrier reçu le 19 septembre courant.

 Le problème évoqué, concernant MM. Patrick, Joël et Eric Volson soulève une polémique disproportionnée par rapport à la réalité où l'on semble prêter des intentions, voire des pratiques, à l'EST REPUBLICAIN que j'estime inacceptables.

 L'EST REPUBLICAIN, par sa conduite exemplaire durant tout le conflit de 39/45 a pris à cette époque la sage et courageuse décision de se saborder pour reparaître à la libération de la France. M. Gérard Lignac, Président, Directeur de la publication du journal, a été un résistant de la première heure reconnu.  

toute la rédaction du journal, sous l'autorité de nos rédacteurs en chefs successifs, a adopté de tout temps une ligne de conduite irréprochable dans ce domaine comme dans bien d'autres.  

Au procès de Nuremberg, où furent jugés les bourreaux nazis, un journaliste de l'EST REPUBLICAIN était présent. Il fut un des rares représentants de la presse régionale française à être autorisé à assister à ce procès.

Il faut, en effet, comme vous le dites, éviter toute dérive idéologique de part et d'autre. Ameuter, comme cela a été fait toute la presse française sur ce sujet n'est pas du tout de nature à apaiser les esprits.  

La demande formulée par M.Volson constitue une dérogation par rapport aux règles en vigueur à l'EST REPUBLICAIN sur le traitement des avis de décès qui ouvre la porte à toute forme d'expression de ressentiment, voir d'agressivité, qui peut, dans la douleur d'un souvenir non apaisé, devenir difficilement contrôlable.

L'avis de décès classique me semble aujourd'hui préférable. Pour le 40e anniversaire, rappeler que M. Volson est mort des suites du traitement qu'il a subi lors de son internement au camp de concentration nazi d'Auschwitz aurait le mérite de calmer les esprits.  

Je souhaite, Monsieur le Vice-Président, que nos efforts communs permettent d'apaiser le courroux de la famille Volson et d'honorer dignement la mémoire de leur père.  

Je vous prie, tout en me tenant à votre disposition, d'agréer, Monsieur le Vice-Président, l'expression de mes respectueuses salutations

Gérard COLIN , vice-Président Directeur Général

Notre commentaire:

Cette lettre a été adressée en réponse à l'interpellation publique de l'association culturelle juive (ACJ) au patron de l' Est républicain Monsieur Lignac patron de l'Est républicain.

Elle confirme en l'aggravant la lettre de refus de jacques Hommel directeur de la publicité.

Gérard COLIN n'a jamais, jusqu'ici, pris contact avec la famille Volson.

Lundi 2 octobre 2006 1 02 /10 /2006 19:06

HORRIFIEE  

 

Alertée par mes neveux sur cette "affaire", je tiens à témoigner :  

 

Je suis la belle-sœur de Mr Fred Wolfsohn, je suis de la génération qui, pour fuir la "barbarie nazie" a du pendant la période de la guerre se cacher de ville en ville et par miracle j'ai échappé aux griffes de la gestapo.  

 

Beaucoup des miens ont aussi  été déportés et réduits en cendres quelque par à l'Est, sans savoir ou ? et donc sans sépulture.  

 

Un demi siècle plus tard, les enfants et petits enfants se sont rendu compte, que si on continuait à se taire , ils tomberaient dans l'oubli et mourraient une deuxième fois.

 

Lors du retour de mon beau frère d’Auschwitz, rapatrié par avion dans un état désespéré, à l'hôpital militaire Villemain à Paris, Je suis allée le voir. Son image restera à tout jamais gravée dans ma mémoire. Son corps cadavérique et surtout la terreur dans son regard. NON JAMAIS JE N'OUBLIERAI !  

 

Rien ne pourra panser les blessures, les déchirures indélébiles enfouies qui resurgissent, douloureuses. Mon père et tant d'autres ont été exterminés pour rien, simplement par ce qu'ils étaient juifs.  

 

Nous entretiendrons la flamme du souvenir et transmettrons à nos enfants et petits-enfants le devoir de la mémoire.  

 

Pour terminer voici une citation de l'écrivain Vladimir Jankelevitch:  

 

"Ceux qui ont disparu à tout jamais n'existent plus que par nous et dans la pieuse fidélité de notre mémoire, si nous perdions leur souvenir, ils n'existeraient plus du tout"  

 

PAULETTE GRINWALD  

 

belle-sœur de Fred Wolfsohn dit « Volson » celui dont il semble si difficile d'honorer la mémoire dans les pages de l'Est Républicain !

 

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Lundi 2 octobre 2006 1 02 /10 /2006 02:44

From: monsieur Roumignac

 

 

To: direction.generale@estrepublicain.fr

 

 

Sent: Friday, September 29, 2006 4:47 PM

 

 

Subject: Fred WOLSFSOHN, victime une nouvelle fois

 

 

 

 

 

Monsieur le Directeur,  

 

De nombreuses rubriques nécrologiques indiquent que le défunt a disparu "après  à une longue maladie".

 

Tous ceux qui sont morts en déportation n'ont-ils pas été vicimes d'une autre "longue maladie" que d'aucuns ont appelé la "peste brune" ?   

 

Faut-il taire la cause du décès pour cacher la réalité des faits qui l'ont causé  ?

 

Le devoir de mémoire se trouve sur les tombes, comme dans les rubriques nécrologiques !

 

Censurer les termes "barbarie nazie" dépasse tout simplement l'entendement !

 

Je ne sais pas si vous croyez en l'au delà, mais s'il existe que direz-vous devant les victimes mortes qui n'ont eu que le tort de ne pas survivre à une "déportation" qui, selon vous, n'était ni "barbare" ni "nazie" ?

 

J'ai honte pour ceux qui se prévalent ainsi du droit d'informer...

 

JP Roumignac

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /2006 02:52

Réaction de chantal Dieuzaide  

                                                                           

 Paris, le 20 septembre 2006 

 

Objet : lettre ouverte à Monsieur Jacques HOMMEL

 

Monsieur,

 

Ne recherchez pas mon nom dans le « Who’s Who » ni dans quelque magazine « people ». Je suis simple citoyenne de ce pays et c’est à ce titre que je vous écris.

 

J’ai eu connaissance de l’échange de courriers entre vous, responsable du carnet de l’Est Républicain, et la famille VOLSON au sujet de votre refus de publier son annonce.

Ce refus serait selon vous « justifié » par « une déontologie » qui entend « la barbarie nazie » comme « une allusion politique ou idéologique ». A cette formule, vous préférez « traumatisme des camps de concentration ».

Je tiens à vous faire part de mon indignation à la lecture de votre courrier.

 

Selon Larousse, « la déontologie est une science qui traite des devoirs à accomplir ».

Le premier devoir de la presse n’est-il pas d’informer le lecteur, de réveiller sa conscience et de relater des faits en toute authenticité afin de lui permettre d’agir et de penser en toute liberté ?

Est-il possible de réduire les atrocités de la dernière guerre, la déportation et la mort de milliers d’être humains dans notre pays au terme « traumatisme » ? Craindriez-vous donc de « traumatiser » vos lecteurs en leur rappelant une sombre partie de l’Histoire de leur pays ?

Pour ma part, bien que n’ayant pas été atteinte directement dans mon histoire personnelle et familiale par la barbarie que fut l’extermination de millions de juifs, je revendique le droit de me souvenir.

Je revendique le droit de combattre des discours « édulcorés » sur la Shoah.

Je revendique le droit de refuser toute révision de l’histoire.

Je n’ai pas oublié que certains de mes compatriotes ont participé activement à ce génocide. J’espère ne jamais l’oublier, jusqu’à mon dernier souffle.

J’espère pouvoir continuer, dans mon pays, à lutter contre les injustices et les violences raciales.

J’ai tout à fait conscience que je ne parviendrai jamais à laver ce sentiment de honte qui m’envahit lorsque je me remémore cette partie de mon Histoire. Mais c’est cette honte elle-même qui me permet de vivre dignement.

 

Je ne suis pas certaine, Monsieur Hommel que vous compreniez ces sentiments ni que nous partagions une même vision de ce qu’est la dignité et le devoir de mémoire. Néanmoins, je tiens à apporter ici mon soutien à la famille VOLSON et témoigner de mon indignation et de mon mépris à l’égard de toute pensée visant à revisiter l’histoire des régimes totalitaires.

 

Veuillez croire à l’assurance de ma dignité.

Chantal Dieuzaide, Paris

 

 

 

 

 

 

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /2006 00:42

Monsieur le Directeur,

 

La position de votre journal à propos de la demande d'insertion d'une rubrique nécrologique par la famille Volson ternit, à mes yeux, la réputation de votre journal. L'extrait suivant : [ ... ] Nous sommes bien évidemment sensibles aux souffrances endurées par toutes les personnes qui ont subi les outrances de la dernière guerre mais comme nous vous l'avons expliqué par téléphone, nous ne pouvons pas faire paraître la formulation « des suites d'une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie ». En effet, une déontologie s'applique à notre rubrique nécrologique dans laquelle aucune allusion politique ou idéologique ne peut s'exprimer.[ ... ] et tout ce que j'ai pu lire  sur http://volson.over-blog.com/ me stupéfient, m'inquiètent profondément et me font craindre un glissement négationniste de votre journal.

 

Un journal tel que le vôtre se doit, Monsieur le Directeur, d'être d'une rigueur à toute épreuve. J'espère que je trouverai bientôt dans vos colonnes l'annonce nécrologique de la famille Volson avec la référence au fait historique incontestable qu'est le nazisme et ses conséquences ainsi que des explications quant au "cafouillage" dont a fait preuve votre journal pour le traitement d'une demande d'insert d'une annonce nécrologique de la famille Volson.

 

En attendant, je réserve, Monsieur le Directeur, l'expression de mes salutations distinguées.

 

Taos Aït Si Slimane, médiatrice scientifique

 

 

 

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /2006 00:35

Monsieur le directeur

Ce soir le 30/9 sur la chaîne télévisée France 3,passe  "De Nuremberg à Nuremberg",

Je suppose que par la déontologie qui vous caractérise, vous avez effacé de votre page programme télé, ce documentaire,qui parlant de la barbarie nazie ,pourrait choquer ou heurter vos lecteurs ,au même titre que votre page nécrologie n'a pu diffuser le message anniversaire des fils de Mr Volson

Peut-être serait -t-il utile ,encore aujourd'hui d'ouvrir des procès pour ceux qui refusent la vérité !!!!

Laurent Grinwald                                                                         paris le 30 sept 06

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /2006 00:26

Fabrice Riceputi

enseignant à Besançon

 Messieurs,

Ce n’est pas seulement le directeur de la publicité qui doit partir honteusement : la lettre du vice-président est encore bien pire !!!

 Bêtise bureaucratique ou excrément idéologique ?

 A la porte !

 

Fabrice Riceputi

 Enseignant, Besançon

 Ancien élève de Vidal Naquet

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Samedi 30 septembre 2006 6 30 /09 /2006 22:35

Léon Herszberg

Fils de déporté, victime de la barbarie nazie.

 Messieurs,

Je connais bien votre journal, tout au moins, je crois le connaître, en vieil habitué de vos colonnes qui souvent ont été ouvertes au militant antifasciste et antiraciste que je suis depuis toujours ; vos collaborateurs ont souvent arpenté avec moi- et de nombreux autres- les rues de la ville…

 

Je ne laisserai donc pas dire que vous soutenez envers et contre tous des propos négationnistes, malheureusement toujours de mise chez certains, dans le genre : « y a-t-il eu des chambres à gaz ?...les camps n’étaient pas des camps d’extermination, mais juste des camps pour concentrer une main d’œuvre nécessaire à la machine de guerre allemande…( j’allais dire nazie .. .) ».

Tant pis, le mot censuré par vous est lâché ; auriez vous vraiment  changé, au point de ne plus oser prononcer un mot qu’il faut continuer à dire…Ensemble, pendant longtemps, nous avons crié : «  Plus jamais cela… »

Le regrettez vous ?

Il vaut mieux regretter avoir fait une erreur, ce que vous avez fait, inconsciemment, j’espère, plutôt que persister dans cette erreur, vous abritant derrière une triviale déontologie relevée par le syndicat de vos rédacteurs.

Allons, montrez que vous n’avez pas changé ; un petit effort, et vous serez tout à fait REPUBLICAIN, comme vous vous l’affirmez…Il n’y a pas de honte à se tromper ; il y a faute lourde à persévérer dans l’erreur.

Léon Herszberg

Fils de déporté, victime de la barbarie nazie.

 

 

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Samedi 30 septembre 2006 6 30 /09 /2006 22:27

 

Messieurs,

 

 

 

D'anciens Nazis feraient-ils partie de l'Est Républicain ?...

 

Ou plus simplement quelques idiots ont sans doute besoin d'aller visiter d'anciens camps de concentration et parler à des rescapés ?

 

 Alain Bodel

chercheur et auteur sur la seconde guerre mondiale

 

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Samedi 30 septembre 2006 6 30 /09 /2006 19:53

Monsieur le Rédacteur en Chef de l'Est républicain,

Messieurs et Mesdames les journalistes de l'Est Républicain,

L'Est Républicain a refusé de publier le faire part de l’anniversaire de décès que la famille Volson a voulu faire paraître pour célébrer le 40 ième anniversaire de la mort de leur papa, Fred Wolfsohn dit Volson.

Or, par une réponse qu’il m’est difficile de comprendre votre journal a refusé d’accéder à cette légitime demande, assassinant en cela  le souvenir de leur père.

En effet, votre journal a refusé de publier ce faire-part au motif  que la formulation « des suites d’une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie » était, je vous site, contraire à la déontologie de votre rubrique nécrologique qui refuse toute allusion politique ou idéologique.

Votre position n’est ni grotesque, ni absurde, elle est plus que cela. Elle est odieuse, inhumaine, barbare….

Vous culpabilisez la victime et ses proches.

 

Vous niez la qualité de victime à Fred Wolsfsohn en refusant de rappeler qui étaient les bourreaux.

Votre journal se rend complice de ces bourreaux, puisqu'il précipite dans l’oubli le crime en refusant de le voir.  

Votre journal veut bien à la rigueur faire état du traumatisme de la victime, à la condition toutefois que cette dernière oublie qui était à l'origine du crime.

La victime peut se montrer, mais pas son bourreau.

La victime peut avoir mal,  à condition qu'on ignore l'origine de celui-ci.

Et bien sachez que votre crime de l’oubli ne sera pas, car nous français d’aujourd’hui refuserons cette forfaiture, cette négation de l'histoire, cette négation des victimes.

J’ai 41 ans, je suis né en 1965 , 20 ans après la fin de la guerre et la libération des camps et 1 an avant la disparition de Fred WOLFSOHN dont j’ignorai l’existence jusqu’à ce jour.

Son histoire personnelle et celle de sa famille n'est pas la mienne.

Par contre, son histoire d'homme, son histotre de victime de sa rencontre avec la babarrie nazie fait partie intégrante de mon Histoire, de l'Histoire de mon pays, de l'Hhistoire de l'humanité.

Aussi, il ne saurait être question que d'un coup de gomme votre journal efface cette Histoire..  

Je suis issu de cette Normandie qui a payé le prix fort pour que l’Europe soit libérée de cette  « barbarie nazie ». Sur nos plages et dans nos villes il y a trop de fantômes pour que nous n’oublions pas Fred WOLFSOHN et les millions d’autres qui  sont morts de cette mauvaise rencontre avec la barbarie nazie.

J’embrasse la famille Volson à qui je témoigne de toute ma sympathie, ainsi que de ma fraternité de Français.  

 

 Je plains l'Est Républicain, et je remercie "Marianne" d'avoir une nouvelle fois ouvert nos yeux et nos coeurs.   

Stéphane Houlgatte

 

Responsable Juridique

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Samedi 30 septembre 2006 6 30 /09 /2006 17:24

Madame, Monsieur,

 

Suite à la prise de connaissance de la triste affaire de censure, dont vous  êtes  responsable, concernant l'avis de mémoire de Monsieur Wolfshon, dit Volson, je vous écris pour vous faire part de mon sentiment.

 

Que vous ayez voulu éviter toute polémique me semble impropre  quant à la place qu'un journal doit prendre au sein d'une société libre,  la polémique est de nature à éclairer et faire participer l'opinion publique dont vous, les journalistes êtes les premières sources.

De quelle type "d'idéologie" s'agit-il là?

Il y a donc, à votre sens des positions de pensée différentes vis à vis de la barbarie nazie?

 

Mais vous allez plus loin en suggérant une redaction de l'annonce selon votre conception du ton à employer, vos lecteurs sont-ils si délicats qu'il faille lénifier le langage  lorsqu'il s'agit du traitement de cette honteuse partie de l'histoire française que furent la collaboration, l'occupation, ce de quoi moururent tant de français?

Si le ton employé par la famille Volson heurte, les français seraient alors bien curieux de suivre le débat!

 

Je ne suis ni surprise ni déçue, mais effrayée de ce que un outil d'information aussi important qu'un quotidien soit soumis à la responsabilité capricieuse et irrespectueuse de celui qui occupe un poste où les choix de rédaction devraient se faire dans le sens d'une plus grande liberté et citoyenneté, effrayée pour moi, pour mes enfants, pour ce que le monde est en passe de devenir avec ce ton delavé que les médias nous fournissent à propos de tout, cette uniformisation de la pensée que cette époque impose.

 

Avec tous mes regrets, veuillez, Monsieur, Madame, recevoir mes salutations.

 

Marie-Esther Katsenelson

Le 30 septembre 2006

 

 

 

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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