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Si vous voulez faire connaître

votre sentiment et vos réactions

à la rédaction du journal l'Est Républicain,

voici leurs adresses:

Direction générale

Direction de redaction

Direction publicité

Rédaction de Nancy

Et merci de d'en adresser copie à

Joël Volson 

 

 

 

 et à la

syndicat national des journalistes

snj@snj.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES FAITS

Refus de publication d’une petite annonce « anniversaire de décès » par le journal l’Est Républicain parce qu’elle fait référence à la « barbarie nazie ».
 
Nous, ses fils, avons souhaité passer une petite annonce dans le carnet de l’Est Républicain à l’occasion du 40e anniversaire de la mort de notre père, qui a résidé et est décédé à Nancy.
 
Mort à 43 ans des suites de sa déportation à Auschwitz, nous souhaitions lui rendre hommage en signalant explicitement qu’il avait été victime de la barbarie nazie.
 
Voici le texte de l’annonce que nous avons adressée au journal :
 
« Il y a 40 ans, le 11 septembre 1966, disparaissait à la fleur de l'âge, Fred Wolfsohn dit “ Volson”, des suites d'une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie.
Ses fils, Patrick, Joël, Eric, sa sœur Paulette Slenzinski, et son ami de toujours, Marcel Chagnac vous demandent une pensée pour lui. »
 
A notre grand étonnement, l’Est Républicain a refusé de diffuser cette petite annonce parce que « son contenu polémique serait de nature à heurter ses lecteurs ».
A la relecture de notre texte, nous sommes en effet convenus que l’humour noir de l’expression « mauvaise rencontre» pouvait être mal perçu. Nous avons donc proposé à la place « terrible rencontre ».
 
Il apparaît cependant que ce que nous demande l’Est Républicain pour faire paraître notre annonce dans ses colonnes consiste à supprimer totalement toute référence explicite à la barbarie nazie, ce que bien évidemment nous ne pouvons accepter.
 
L’Est Républicain fonde son refus sur la « déontologie » de la rubrique nécrologie. Il argue du fait que la référence à la « barbarie nazie » relève de la politique ou, pire, de l’idéologie, et n’a donc pas sa place dans la rubrique des petites annonces.
Les responsables du journal nous proposent d’en rester à une formulation édulcorée qui signalerait simplement que le décès de notre père est consécutif au « traumatisme » de la déportation.
 
Que l’expression « barbarie nazie » relève pour l’Est Républicain du champ de la politique ou de l’idéologie et non de l’évidence historique nous semble inadmissible et dangereux. C’est pourquoi, nous persistons à demander la publication de cette annonce anniversaire telle que nous l’avons rédigée – mise à part l’expression concernant « la rencontre ».
 
Nous joignons à notre courrier la réponse qui nous a été faite ce jour par Jacques Hommell, directeur de la publicité à l’Est Républicain et responsable, à ce titre, de la rubrique des petites annonces, afin qu’aucun d’entre vous ne puisse douter que l’échange a bien eu lieu dans les termes rapportés ci-dessus.
Nous tenons également à préciser que Pierre Taribo, directeur de la rédaction de l’Est Républicain, a été informé par nous-mêmes de cette affaire et n’a pas voulu – pas pu ? – en infléchir le cours.
Nous aimerions connaître votre point de vue sur cette pénible histoire et sollicitons, le cas échéant, votre appui afin que l’annonce paraisse comme nous le souhaitons dans l’Est Républicain.
 

Patrick, Joël, Eric VOLSON                              

Paris le 13 septembre 2006

Réponse de Jacques Hommel Directeur de la publicité de l'Est Républicain

Houdemont, le 13 septembre 2006
 
JH/BR – 06/8312
                         
Monsieur,
 
Nous avons bien reçu votre demande d’insertion d’un message anniversaire du décès de votre père.
 
Nous sommes bien évidemment sensibles aux souffrances endurées par toutes les personnes qui ont subi les outrances de la dernière guerre mais comme nous vous l’avons expliqué par téléphone, nous ne pouvons pas faire paraître la formulation « des suites d’une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie ». En effet, une déontologie s’applique à notre rubrique nécrologique dans laquelle aucune allusion politique ou idéologique ne peut s’exprimer.
 
Vous comprendrez bien que dans le cas contraire, le contenu de nos avis de décès serait totalement dénaturé.
 
Nous vous proposons trois phrases qui respectent notre déontologie et qui rappelleront cependant le contexte qui a entraîné le départ prématuré de Monsieur Fred Wolfsohn :
 
Þ    … suite aux traumatismes des camps de concentration,
Þ    … victime du traumatisme des camps de concentration,
Þ    … victime de ce qu’il a subi en camps de concentration.
 
Nous attendons votre appel nous indiquant votre choix. Vous pouvez contacter ma secrétaire, Madame Randi, au 03 83 59 08 55 ou Monsieur Bruno Antoine, responsable des avis de décès, au 03 83 59 08 49.
 
Dans cette attente,
 
Veuillez croire, Monsieur, à l’assurance de nos meilleurs sentiments.
 
 
 
     Jacques HOMMELL
Réponse de Gérard Colin
Vice-President Directeur General
de l'Est républicain

 

Houdemont, le 20 septembre 2006

AH289GC

Association Culturelle Juive

 Monsieur Gérald TENENBAUM

 55, rue des Ponts

 54000 NANCY

 

Monsieur le Vice-Président,

Monsieur Lignac m'a transmis votre courrier reçu le 19 septembre courant.

 Le problème évoqué, concernant MM. Patrick, Joël et Eric Volson soulève une polémique disproportionnée par rapport à la réalité où l'on semble prêter des intentions, voire des pratiques, à l'EST REPUBLICAIN que j'estime inacceptables.

 L'EST REPUBLICAIN, par sa conduite exemplaire durant tout le conflit de 39/45 a pris à cette époque la sage et courageuse décision de se saborder pour reparaître à la libération de la France. M. Gérard Lignac, Président, Directeur de la publication du journal, a été un résistant de la première heure reconnu.  

toute la rédaction du journal, sous l'autorité de nos rédacteurs en chefs successifs, a adopté de tout temps une ligne de conduite irréprochable dans ce domaine comme dans bien d'autres.  

Au procès de Nuremberg, où furent jugés les bourreaux nazis, un journaliste de l'EST REPUBLICAIN était présent. Il fut un des rares représentants de la presse régionale française à être autorisé à assister à ce procès.

Il faut, en effet, comme vous le dites, éviter toute dérive idéologique de part et d'autre. Ameuter, comme cela a été fait toute la presse française sur ce sujet n'est pas du tout de nature à apaiser les esprits.  

La demande formulée par M.Volson constitue une dérogation par rapport aux règles en vigueur à l'EST REPUBLICAIN sur le traitement des avis de décès qui ouvre la porte à toute forme d'expression de ressentiment, voir d'agressivité, qui peut, dans la douleur d'un souvenir non apaisé, devenir difficilement contrôlable.

L'avis de décès classique me semble aujourd'hui préférable. Pour le 40e anniversaire, rappeler que M. Volson est mort des suites du traitement qu'il a subi lors de son internement au camp de concentration nazi d'Auschwitz aurait le mérite de calmer les esprits.  

Je souhaite, Monsieur le Vice-Président, que nos efforts communs permettent d'apaiser le courroux de la famille Volson et d'honorer dignement la mémoire de leur père.  

Je vous prie, tout en me tenant à votre disposition, d'agréer, Monsieur le Vice-Président, l'expression de mes respectueuses salutations

Gérard COLIN , vice-Président Directeur Général

Notre commentaire:

Cette lettre a été adressée en réponse à l'interpellation publique de l'association culturelle juive (ACJ) au patron de l' Est républicain Monsieur Lignac patron de l'Est républicain.

Elle confirme en l'aggravant la lettre de refus de jacques Hommel directeur de la publicité.

Gérard COLIN n'a jamais, jusqu'ici, pris contact avec la famille Volson.

Samedi 7 octobre 2006 6 07 /10 /2006 14:53

Annonce parue le 07 octobre 2006 dans

la presse de la Manche

Premier quotidien de la France libérée.

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Samedi 7 octobre 2006 6 07 /10 /2006 14:03

Streit um Ausdruck "Nazi-Barbarei" in französischer Todesanzeige

Sonntag 17. September 2006, 12:16 Uhr

 

Weil ein Franzose in einer Gedenkanzeige für seinen Vater mit deutlichen Worten dessen Leid in der Nazi-Zeit anprangern wollte, hat die Straßburger Zeitung "L'Est Republicain" die Veröffentlichung zunächst verweigert. Mit der Begründung, in der Anzeigenrubrik seien politische Äußerungen nicht erwünscht, lehnte die Zeitung die Verwendung des Ausdrucks "Nazi-Barbarei" in der Anzeige zum 40. Todestag von Fred Wolfsohn (genannt Volson) ab. Joël Volson wollte daran erinnern, dass sein Vater, der ins Konzentrationslager Auschwitz verschleppt worden war, "in Folge einer üblen Begegnung mit der Nazi-Barbarei" gestorben sei. Der Generaldirektor der Mediengruppe erklärte sich am Sonntag schließlich doch zum Abdruck bereit.

Un journal refuse de publier une annonce nécrologique (je suis pas sur de l'expression) avec la citation "barbarie Nazi"

 

L'association française des journalistes SNJ a protesté contre le refus d'un journal de publier une annonce nécrologique avec la citation « barbarie Nazi ».

 

La direction de l'est républicain, journal publié dans la ville lorraine de Nancy, doit revenir sur cette décision et publier cette annonce, déclare l'association SNJ dans une déclaration jeudi soir. Elle demande la démission du chef de la publicité qui a refusé cette annonce.

 

Le journal avait refusé de publier une annonce commémorative pour le 40ieme anniversaire de la mort de Fred Wolfsohn (appelé Volson) qui avait était déporté à Auschwitz. Son fils voulait commémorer sa mémoire avec la phrase que son père était mort « des suite de ça rencontre avec la barbarie Nazi ». Le département de la publicité a refusé la publication avec l'argument qu'une déclaration à caractère politique n'était pas désirable.

 

 Avec cela le journal a refusé le respect indispensable du à un ancien résistant déporté à Auschwitz, sa famille et les millions de victimes de la machine de mort entretenu par le régime Nazi entre 1933 et 1945, déclare l'association des journalistes.

 

Le département de la publicité a refusé 4 autres formulations du fils entre autre « victime du traumatisme des camps de concentration.

 
Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Vendredi 6 octobre 2006 5 06 /10 /2006 12:58


Le figaro du 6 octobre 06

a fait figurer dans son carnet du jour

l'annonce que refuse de publier

l'Est Republicain

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Vendredi 6 octobre 2006 5 06 /10 /2006 10:51

Bernadette Quentin-employée aux PTT

 

d’ Evreux

 

 

Monsieur le directeur général du journal l’Est républicain,

 

Monsieur le directeur de la rédaction du journal L’Est républicain,

 

Monsieur le directeur de la publicité au journal l’Est républicain,

 

 

                      Evreux, le 6 octobre 2006

 

 

Il y a quelques jours j’ai pris connaissance de votre refus de publication tel quel d’un article de la famille de M. Wolfsohn souhaitant commémorer le souvenir d’un disparu prématurément à l’âge de 43 ans, laissant seuls une épouse et 4 enfants devenus orphelins de père. Vous n’ignorez pas que cette disparition est liée à la déportation et à la barbarie nazie, ce sont les faits, rien que les faits qui sont établis.

 

Voici le  texte incriminé, texte dont je ne peux accepter que vous en ayez refusé la publication ou voulu en changer les termes :

 

 

« Il y 40 ans, le 11 septembre 1966, disparaissait à la fleur de l'âge, Fred Wolfsohn dit “ Volson”, des suites d'une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie .Ses fils, Patrick, Joël, Eric, sa sœur Paulette Slenzinski, et son ami de toujours, Marcel Chagnac vous demandent une pensée pour lui. »

 

 

Je suis indignée qu’une censure ait pu être exercée par le journal dont vous avez la responsabilité. Que reprocher à cette demande de parution et de communication ? Rien, ce communiqué reste digne et même modéré en parlant de mauvaise rencontre.

 

J’ignorais aussi qu’il y ait pour vous une déontologie à préserver dans une rubrique nécrologique, mais puisqu’il semble que votre journal en applique une, veuillez bien vouloir m’expliquer ce que vous entendez par ce terme de déontologie.

 

Veuillez aussi bien vouloir m’expliquer ce que sont pour votre journal, la République, la politique, l’idéologie ?

 

Je suis native de Lille et suis abonnée par le biais de la toile au journal La Voix du Nord. J’ai su qu’un journaliste de ce journal avait pris la décision de censurer aussi une telle rubrique en en changeant les termes : les mots milice et nazi, ne lui convenaient pas, ce fait c’était en janvier 2003. Je sais aussi que la direction de ce journal a pris connaissance de cette initiative avec stupeur, elle a fait amende honorable, la famille a reçu des excuses et le communiqué a été republié dans sa formulation initiale.

 

Dans la Voix du Nord de cette semaine figure un article, il n’est pas dans la rubrique nécrologique et  voici quel  en est le titre :

 

Calais a célébré l’anniversaire de sa libération du joug nazi  les mots sont légitimes et importants, ils sont l’expression de la réalité de temps noirs  à ne pas nier ou vouloir aseptiser.  Les maux subis par tant de familles doivent ne pas être oubliés ou niés. Je n’ai pas connu cette époque noire, car née en 1948, pourtant je veux rester en République et que s’exerce la défense des Droits familiaux et citoyens ne voulant rien oublier ou nier des maux subis, peut-être cela s’appelle devoir de mémoire ? je sais ce que notre pays doit à la Résistance.

 

J’habite Evreux, dont vous connaissez sans doute le maire ? j’achète l ’hebdomadaire La Dépêche de l’Eure, vieux journal radical, qui, bien que connaissant les concentrations que subit la presse, reste attaché à certaines valeurs et n’a à ma connaissance jamais exercé de droit de regard ou censure dans ses rubriques nécrologiques ou même d’autres articles. Mes activités associatives en sont la preuve formelle. Est-ce que la Liberté de ton de ce journal est due au souvenir vivace de Pierre Mendès-France, attaché à l’Eure et à Louviers ? je ne crois pas que ce soit juste cela. Sans doute ce journal reste attaché à la Liberté de la presse et à l’éthique qui y est associée.

 

Je lis aussi L’Yonne Républicaine, journal issu de la Résistance et toujours en SCOP à ma connaissance, je lis ce quotidien par le biais de la toile, cela me permet d’avoir quelques nouvelles de St Florentin, Avallon, Auxerre où j’ai passé mon enfance et où réside encore ma famille. Ce journal reste un bon journal que ce soit dans l’actualité des faits relatés ou dans ses rubriques d’archives historiques liées pour que s’exercent la Mémoire des disparus et Les armes de l’esprit.

 

J’espère que vous rectifierez au plus vite l’erreur commise et je vous adresse mes salutations de citoyenne républicaine ébroïcienne.

 

Bernadette Quentin, employée des PTT-FT

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /2006 22:06

Merci à l'inconnue qui a fait paraître cette annonce dans le carnet du journal "Le Monde". Ce beau geste nous a beaucoup ému.

Depuis, la même annonce est parue dans un autre journal Lorrain " le républicain Lorrain" et paraîtra demain 6 octobre dans un autre grand quotidien national...

L'Est Républicain lui, résiste au nom d'une soit disante "déontologie" qui a surtout pour effet de créer émoi et colère autant au sein de la rédaction de ce journal que parmi tous ceux et toutes celles qui ne veulent pas laisser les dirigeants de ce quotidien réécrire l'Histoire d'une manière qui évoque le déni !

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /2006 16:26
Litige autour d'une annonce nécrologique évoquant la "barbarie nazie"
AFP Le 17/09/2006 à 10:58

Le service des petites annonces du quotidien régional "L'Est Républicain" a refusé récemment de publier une annonce nécrologique faisant référence à la "barbarie nazie", expliquant qu'une "allusion politique ou idéologique" n'avait pas sa place dans sa rubrique, a-t-on appris dimanche auprès d'un fils de déporté.

Contactée par l'AFP, la direction du journal a toutefois indiqué dimanche qu'elle était prête à diffuser l'annonce.

Joël Volson avait demandé au journal la publication d'un avis à l'occasion du 40ème anniversaire de la mort de son père déporté à Auschwitz Fred Wolfsohn dit "Volson", dont le texte précisait qu'il était décédé "des suites d'une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie".

Mais dans un courrier en date du 13 septembre, dont l'AFP a reçu copie, le responsable du service publicité du journal lui avait répondu qu'il ne pouvait pas faire paraître cette formulation. "En effet, une déontologie s'applique à notre rubrique nécrologique dans laquelle aucune allusion politique ou idéologique ne peut s'exprimer", écrivait-il, ajoutant que "dans le cas contraire, le contenu de nos avis de décès serait totalement dénaturé".

Il avait en conséquence proposé trois formules alternatives "suite aux traumatismes des camps de concentration", "victime du traumatisme des camps de concentration" ou encore "victime de ce qu'il a subi en camps de concentration". Toutes les trois avaient été refusées par M. Volson qui les avait jugées trop "édulcorées". Mais il avait convenu que l'humour noir de l'expression +mauvaise rencontre+ pouvait être "mal perçu" et proposé de la remplacer par "terrible rencontre".

"La barbarie nazie correspond à une réalité parfaitement reconnue, le terme ne me choque absolument pas" a indiqué dimanche à l'AFP Gérard Colin, le directeur général et vice président du groupe Est Républicain, rappelant que le journal avait interrompu sa publication pendant l'occupation pour réapparaitre à la Libération.

Il a ajouté que l'annonce de M. Volson paraîtra "s'il le souhaite".
© 2006 AFP
 
Notre commentaire
Cette déclaration de Mr Colin directeur général du journal était un mensonge sans doute destiné à rendre inopérante la dépêche AFP.
Il suffit de lire la lettre qu'il a adressée à l'association culturelle juive de Nancy 3 jours après ces déclarations pour vérifier qu'il mentait à propos de cette offre de parution !!
Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /2006 16:25
  1. "Le SNJ exige la démission de Jacques Hommel
  2. directeur de la publicité
  3. de l'Est Républicain"
  4. Seconde dépêche de l’AFP
  5. (agence France-Presse)
  6. en date du 28 septembre 06

     

 

 

 

 

 

Médias-histoire-syndicats
   Est Républicain: le SNJ défend une annonce évoquant la "barbarie nazie"
  
   STRASBOURG, 28 sept 2006 (AFP) - Le Syndicat national des Journalistes (SNJ) a réclamé la publication par l'Est Républicain d'une annonce nécrologique évoquant "la barbarie nazie" et réclamé la démission du responsable qui en avait bloqué la diffusion, dans un communiqué rendu public jeudi.
   "Le SNJ considère que la rédaction (de l'Est républicain) n'est aucunement engagée par les fautes de la direction. Il lui demande de publier l'avis sans modifications et de présenter ses excuses à la famille", précise le communiqué, avant de réclamer la démission du chef du service de la publicité.
   Ce dernier avait refusé à la mi-septembre de diffuser le texte d'un avis nécrologique d'un fils de déporté indiquant que son père Fred Volson était mort "des suites d'une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie".
   Dans la lettre adressée à Joël Volson, il avait expliqué qu'une "allusion politique ou idéologique" n'avait pas sa place dans sa rubrique et proposé trois formules alternatives faisant état de  "traumatismes" subis en "camp de concentration", mais ne mentionnant pas la "barbarie nazie".
   "C'est une faute parce qu'il a manqué de respect à un ancien résistant déporté à Auschwitz, à sa famille et par là même aux millions de victimes de l'industrie de la mort mise en place par le régime nazi de 1933 à 1945", écrit le syndicat majoritaire à la rédaction de l'Est Républicain.
   M. Volson a pour sa part indiqué jeudi à l'AFP n'avoir reçu aucune nouvelle de la direction du journal sur le sort réservé à son annonce, à l'exception d'un courrier envoyé à l'association culturelle juive de Nancy, proposant une quatrième formule évoquant le traitement "subi" par son père "lors de son internement au camp de concentration nazi d'Auschwitz". Il a ajouté qu'il refusait "catégoriquement" les "réécritures proposées".
   Contacté jeudi par l'AFP, le porte-parole du journal a indiqué de son côté qu'il n'avait "pas de commentaire" à faire.
   Le 17 septembre dernier, Gérard Colin, le directeur général du groupe Est Républicain avait déclaré à l'AFP que le terme de "barbarie nazie" ne le choquait "absolument pas" et que l'annonce de M. Volson paraîtrait "s'il le souhaite".
   ez/cha/DS

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /2006 11:24

 

« On commence par céder sur les mots et on finit par céder sur les choses »

 

(Sigmund Freud)

Nous avons été informés par voie de presse et alertés par un communiqué de nos camarades du Syndicat National des Journalistes (SNJ) d’une « affaire » particulièrement inquiétante :

L’Est Républicain, quotidien régional dont le siège est à Nancy, a refusé la publication d’une annonce commémorant la mort, il y a 40 ans, d’un ancien déporté. L’annonce proposée au journal par sa famille fait référence à sa rencontre avec la « barbarie nazie », dont il fut une des très nombreuses victimes.

Arguant d’un code de déontologie et rappelant (néanmoins !) sa sensibilité envers les personnes ayant souffert des « outrances » de la dernière guerre, le directeur de la publicité a proposé à la famille des reformulations évoquant « le traumatisme des camps de concentration » tout en gommant soigneusement la référence à la « barbarie nazie » afin d’éviter toute « allusion politique ou idéologique » qui ne saurait avoir sa place dans cette rubrique nécrologique… position confirmée par le Vice-Président Directeur Général du groupe de presse.

La question est de savoir ce qui se cache derrière ce paravent déontologique et qui pousse un journal « républicain » à ainsi nier, par le biais d’un camouflage sémantique, des faits avérés et reconnus par tous. Nos livres d’histoire, nos plaques commémoratives font état de cette « barbarie nazie », expression consacrée pour honorer la mémoire des millions d’hommes, de femmes et d’enfants massacrés au nom de l’idéologie national-socialiste sous le régime nazi.

Faut-il rappeler que ces crimes ont été qualifiés de crimes contre l’humanité ?

Nos camarades du SNJ, majoritaires au sein de l’Est Républicain, ont sévèrement condamné ce refus de publication qui porte atteinte à la rédaction et à la réputation du journal autant qu’à la mémoire de toutes les victimes et de leurs familles. Cette démarche les honore. S’il est dans l’air de temps d’avoir recours à des euphémismes pour qualifier des réalités des plus abruptes, la presse démocratique ne peut se laisser aller à de telles dérives qui conduisent à réécrirel’histoire.

Avec le SNJ, le Syndicat Départemental Sud-santé 94 demande à la direction du journal de publier l’annonce sans modification et d’apporter des éclairages sur son refus qui a aujourd’hui largement dépassé le cadre privé.

Parce que commencer par céder sur les mots c’est prendre le risque de céder sur les choses, nous invitons nos militants à intervenir auprès du journal en écrivant à :

direction.generale@estrepublicain.fr, direction.redaction@estrepublicain.fr, à  transmettre vos courriels au SD 94 : esquirol@sudsante94.com et à diffuser largement cet appel.

Un blog est mis à disposition pour vous permettre de prendre connaissance des nombreuses protestations déjà parvenues au journal et à la famille et de vous tenir informés des suites données à cette préoccupante affaire : http://volson.over-blog.com

 

 

Saint-Maurice, le 3 octobre 2006

Contact : Pascal Piezanowski : 06 99 08 42 45

Andrés Irureta Goyena : 06 78 09 21 69

e-mail esquirol@sudsante94.com

site : www.sudsante94.com             

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Mardi 3 octobre 2006 2 03 /10 /2006 19:06

A l’EST RIEN DE NOUVEAU…

par Maurice RAJSFUS 

 

Je suis choqué, mais pas réellement surpris. Les vieux démons de l’oubli sont de retour. Egalement là où on ne les attendait pas. En un temps où l’on marginalise, où l’on expulse les immigrés colorés par charters entiers, il n’est pas bon de rappeler où peut conduire la haine de l’autre.  

Si les Allemands de 2006 ont globalement fait le procès du passé nazi de leurs parents ou grands parents, il ne semble pas qu’il en aille de même avec le passé vichyste (et parfois pro-nazi) de nombre de Français. 

Ce serait donc faire de la politique, ou pire de l’idéologie, que d’évoquer les crimes nazis. Ce serait troubler la quiétude de certains des lecteurs de l’Est Républicain de rappeler cette période noire qui n’a peut-être pas donné de cauchemars à ceux qui ne voulaient pas savoir, tout comme à leurs héritiers moraux qui s’y refusent toujours. 

 

Il paraît que l’Est Républicain est né de l’esprit de résistance, et que ses fondateurs étaient de farouches résistants. Peut-être se seraient-ils laissés aller à apporter aide et protection à des enfants juifs dans la détresse, de 1942 à 1944. Tout est possible. 

 

Hélas ! Le passé n’est pas toujours garant de l’avenir…  

 

Maurice Rajsfus

Historien

Raflé le 16 juillet 1942

Par la police française.

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Lundi 2 octobre 2006 1 02 /10 /2006 23:30

Réaction de

 

Mohedine Bejaoui

 

enseignant

 

 

Messieurs,

Je réagis à votre réponse à la famille Volson qui a sollicité de votre journal une annonce nécrologique dont les termes vous ont paru hautement idéologiques.

Par ces temps de tourmente où l’altérité semble souvent réduite à l’étrangeté supposée de celui qui nous ressemble pourtant fondamentalement, vous avez fait montre d’une rigueur professionnelle pour le moins suspecte.

La disproportion que vous déploriez n’est pas du coté des termes de l’annonce d’une famille blessée qui n’a demandé qu’à entretenir la mémoire universelle d’un destin tragique aucunement singulier.

Des millions d’hommes de femmes et d’enfants ont été broyés par cette BARBARIE.

La disproportion est dans votre réponse qui s’est voulue prudente là où il aurait fallu compatir même en silence.

La retenue que vos propos appellent est une insulte à l’intelligence des lecteurs et des citoyens.

Au fronton de l’école de ma fille une inscription voyante renseigne sur ces enfants juifs déportés par « la barbarie nazie » devrons nous taxer l’école républicaine de propagandiste de je ne sais quelle idéologie ?

Devrions nous enlever les épitaphes dans les cimetières parce qu’elles désignent le coupable de barbarie qui les a envoyés sous terre ?

Je ne vous comprends pas messieurs, enfin je n’ai presque pas envie de vous comprendre, cela me donne de mauvaises pensées.

Veuillez accepter mes meilleures salutations.

Mohedine Bejaoui

 

Enseignant et Républicain du sud.

 

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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