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Si vous voulez faire connaître

votre sentiment et vos réactions

à la rédaction du journal l'Est Républicain,

voici leurs adresses:

Direction générale

Direction de redaction

Direction publicité

Rédaction de Nancy

Et merci de d'en adresser copie à

Joël Volson 

 

 

 

 et à la

syndicat national des journalistes

snj@snj.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES FAITS

Refus de publication d’une petite annonce « anniversaire de décès » par le journal l’Est Républicain parce qu’elle fait référence à la « barbarie nazie ».
 
Nous, ses fils, avons souhaité passer une petite annonce dans le carnet de l’Est Républicain à l’occasion du 40e anniversaire de la mort de notre père, qui a résidé et est décédé à Nancy.
 
Mort à 43 ans des suites de sa déportation à Auschwitz, nous souhaitions lui rendre hommage en signalant explicitement qu’il avait été victime de la barbarie nazie.
 
Voici le texte de l’annonce que nous avons adressée au journal :
 
« Il y a 40 ans, le 11 septembre 1966, disparaissait à la fleur de l'âge, Fred Wolfsohn dit “ Volson”, des suites d'une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie.
Ses fils, Patrick, Joël, Eric, sa sœur Paulette Slenzinski, et son ami de toujours, Marcel Chagnac vous demandent une pensée pour lui. »
 
A notre grand étonnement, l’Est Républicain a refusé de diffuser cette petite annonce parce que « son contenu polémique serait de nature à heurter ses lecteurs ».
A la relecture de notre texte, nous sommes en effet convenus que l’humour noir de l’expression « mauvaise rencontre» pouvait être mal perçu. Nous avons donc proposé à la place « terrible rencontre ».
 
Il apparaît cependant que ce que nous demande l’Est Républicain pour faire paraître notre annonce dans ses colonnes consiste à supprimer totalement toute référence explicite à la barbarie nazie, ce que bien évidemment nous ne pouvons accepter.
 
L’Est Républicain fonde son refus sur la « déontologie » de la rubrique nécrologie. Il argue du fait que la référence à la « barbarie nazie » relève de la politique ou, pire, de l’idéologie, et n’a donc pas sa place dans la rubrique des petites annonces.
Les responsables du journal nous proposent d’en rester à une formulation édulcorée qui signalerait simplement que le décès de notre père est consécutif au « traumatisme » de la déportation.
 
Que l’expression « barbarie nazie » relève pour l’Est Républicain du champ de la politique ou de l’idéologie et non de l’évidence historique nous semble inadmissible et dangereux. C’est pourquoi, nous persistons à demander la publication de cette annonce anniversaire telle que nous l’avons rédigée – mise à part l’expression concernant « la rencontre ».
 
Nous joignons à notre courrier la réponse qui nous a été faite ce jour par Jacques Hommell, directeur de la publicité à l’Est Républicain et responsable, à ce titre, de la rubrique des petites annonces, afin qu’aucun d’entre vous ne puisse douter que l’échange a bien eu lieu dans les termes rapportés ci-dessus.
Nous tenons également à préciser que Pierre Taribo, directeur de la rédaction de l’Est Républicain, a été informé par nous-mêmes de cette affaire et n’a pas voulu – pas pu ? – en infléchir le cours.
Nous aimerions connaître votre point de vue sur cette pénible histoire et sollicitons, le cas échéant, votre appui afin que l’annonce paraisse comme nous le souhaitons dans l’Est Républicain.
 

Patrick, Joël, Eric VOLSON                              

Paris le 13 septembre 2006

Réponse de Jacques Hommel Directeur de la publicité de l'Est Républicain

Houdemont, le 13 septembre 2006
 
JH/BR – 06/8312
                         
Monsieur,
 
Nous avons bien reçu votre demande d’insertion d’un message anniversaire du décès de votre père.
 
Nous sommes bien évidemment sensibles aux souffrances endurées par toutes les personnes qui ont subi les outrances de la dernière guerre mais comme nous vous l’avons expliqué par téléphone, nous ne pouvons pas faire paraître la formulation « des suites d’une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie ». En effet, une déontologie s’applique à notre rubrique nécrologique dans laquelle aucune allusion politique ou idéologique ne peut s’exprimer.
 
Vous comprendrez bien que dans le cas contraire, le contenu de nos avis de décès serait totalement dénaturé.
 
Nous vous proposons trois phrases qui respectent notre déontologie et qui rappelleront cependant le contexte qui a entraîné le départ prématuré de Monsieur Fred Wolfsohn :
 
Þ    … suite aux traumatismes des camps de concentration,
Þ    … victime du traumatisme des camps de concentration,
Þ    … victime de ce qu’il a subi en camps de concentration.
 
Nous attendons votre appel nous indiquant votre choix. Vous pouvez contacter ma secrétaire, Madame Randi, au 03 83 59 08 55 ou Monsieur Bruno Antoine, responsable des avis de décès, au 03 83 59 08 49.
 
Dans cette attente,
 
Veuillez croire, Monsieur, à l’assurance de nos meilleurs sentiments.
 
 
 
     Jacques HOMMELL
Réponse de Gérard Colin
Vice-President Directeur General
de l'Est républicain

 

Houdemont, le 20 septembre 2006

AH289GC

Association Culturelle Juive

 Monsieur Gérald TENENBAUM

 55, rue des Ponts

 54000 NANCY

 

Monsieur le Vice-Président,

Monsieur Lignac m'a transmis votre courrier reçu le 19 septembre courant.

 Le problème évoqué, concernant MM. Patrick, Joël et Eric Volson soulève une polémique disproportionnée par rapport à la réalité où l'on semble prêter des intentions, voire des pratiques, à l'EST REPUBLICAIN que j'estime inacceptables.

 L'EST REPUBLICAIN, par sa conduite exemplaire durant tout le conflit de 39/45 a pris à cette époque la sage et courageuse décision de se saborder pour reparaître à la libération de la France. M. Gérard Lignac, Président, Directeur de la publication du journal, a été un résistant de la première heure reconnu.  

toute la rédaction du journal, sous l'autorité de nos rédacteurs en chefs successifs, a adopté de tout temps une ligne de conduite irréprochable dans ce domaine comme dans bien d'autres.  

Au procès de Nuremberg, où furent jugés les bourreaux nazis, un journaliste de l'EST REPUBLICAIN était présent. Il fut un des rares représentants de la presse régionale française à être autorisé à assister à ce procès.

Il faut, en effet, comme vous le dites, éviter toute dérive idéologique de part et d'autre. Ameuter, comme cela a été fait toute la presse française sur ce sujet n'est pas du tout de nature à apaiser les esprits.  

La demande formulée par M.Volson constitue une dérogation par rapport aux règles en vigueur à l'EST REPUBLICAIN sur le traitement des avis de décès qui ouvre la porte à toute forme d'expression de ressentiment, voir d'agressivité, qui peut, dans la douleur d'un souvenir non apaisé, devenir difficilement contrôlable.

L'avis de décès classique me semble aujourd'hui préférable. Pour le 40e anniversaire, rappeler que M. Volson est mort des suites du traitement qu'il a subi lors de son internement au camp de concentration nazi d'Auschwitz aurait le mérite de calmer les esprits.  

Je souhaite, Monsieur le Vice-Président, que nos efforts communs permettent d'apaiser le courroux de la famille Volson et d'honorer dignement la mémoire de leur père.  

Je vous prie, tout en me tenant à votre disposition, d'agréer, Monsieur le Vice-Président, l'expression de mes respectueuses salutations

Gérard COLIN , vice-Président Directeur Général

Notre commentaire:

Cette lettre a été adressée en réponse à l'interpellation publique de l'association culturelle juive (ACJ) au patron de l' Est républicain Monsieur Lignac patron de l'Est républicain.

Elle confirme en l'aggravant la lettre de refus de jacques Hommel directeur de la publicité.

Gérard COLIN n'a jamais, jusqu'ici, pris contact avec la famille Volson.

Vendredi 13 octobre 2006 5 13 /10 /2006 10:42

A : direction.generale@estrepublicain.fr


Faisant référence à l
affaire de la notice nécrologique quune certaine famille Volson voulait faire passer dans votre journal, je ne peux quabonder dans votre sens. 

 

En effet, lexpression barbarie nazie pourrait légitimement heurter la sensibilité de vos lecteurs germanophiles en ce quelle prononce, dans une optique idéologique fort discutable, une condamnation globale dun régime aux traits complexes quil serait fort inopportun de juger de manière manichéenne en termes de bien ou de mal. 

 

Au moment où la France commence enfin à porter un regard différencié sur son passé colonial dont les aspects positifs furent trop longtemps occultés, il nest plus de saison daccoler indistinctement lépithète barbare au nazisme dont la visée principale, ne loublions pas, était de protéger lOccident chrétien dune barbarie bien plus avérée, je veux parler de la barbarie bolchevique.


Or il me semble qu
en vertu des raisons déontologiques que vous invoquez pour rejeter la formulation initiale de la notice nécrologique de ladite famille Volson ou Wolfsohn (on ne voit que trop doù vient le bruit !), le terme de camp de concentration que vous proposez de substituer à la prétendue barbarie nazie est également à proscrire.  

 

On sait assez de nos jours que ces fameux camps, quon ne rencontrait certainement pas sur son chemin de façon malencontreuse, étaient en réalité des camps de travail, comme le rappelait fort opportunément M. Jörg Haider, éminent homme politique autrichien, il y a quelques années.  

 

Or je vous demande : a-t-on jamais été enfermé dans un camp de travail sans lavoir cherché ?  

 

Cet enfermement ne cache-t-il pas le refus de collaborer, c’est-à-dire de travailler avec les autres, pendant la présence allemande sur notre sol lors de la dernière guerre ?  

 

Et puis, quel rapport entre une punition quon devine légitime et le décès, vingt ans plus tard, de la prétendue victime ?
C
est pourquoi je vous propose de formuler ainsi la notice nécrologique en question : décédé vingt ans après avoir fait une mauvaise rencontre avec la barbarie du travail.  

 

Gerhardt Stenger
Maître de conférences de littérature française
Université de Nantes  

N'ayez crainte c'était de l'ironie !!

Plusieurs personnes ayant été effrayées par cette lettre, nous tenons à préciser que l'auteur est ironique !

Si vous voulez cependant réagir à cette lettre comme à d'autres...allez sur "ajouter un commentaire" juste en dessous du texte sur lequel vous souhaitez fairee un commentaire.

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Vendredi 13 octobre 2006 5 13 /10 /2006 09:20

A : direction.generale@estrepublicain.fr

 

 

Cc : joel@volson.com

 

 

Sujet : affaire Volson

 

 

 

Madame ou Monsieur,

 

je viens d'être mis au courant de ce qu'il est convenu d'appeler désormais "l'affaire Volson".

Excusez-moi de vous dire que votre réponse à la famille Volson est proprement scandaleuse - et l'invocation du passé apparemment sans taches de l'Est Républicain n'y change rien.

En effet, la barbarie nazie est d'abord un fait objectif, historique, dont le rappel - fût-ce dans le cadre d'une rubrique nécrologique - ne peut être assimilé à une simple prise de position subjective, politique ou idéologique.

En maintenant une réponse rationnellement infondée, vous ne feriez que vous fourvoyer davantage. D'ailleurs, quels lecteurs pourraient  "mal percevoir" (?) ce qui est de l'ordre de l'évidence, ce qui est un acquis de l'histoire mais aussi de la morale?

 

 

Avez-vous peur de déplaire à d'anciens nazis ou à leurs épigones actuels?

 

 

Si oui, vous avez alors un gros problème déontologique : un journal doit-il et peut-il plaire à tt le monde, y compris aux pires d'entre les hommes?

J'habite à côté de Toulouse ; dans cette ville, celle où le Cardinal Saliège prit en chaire la défense des juifs persécutés, il y a des plaques qui indiquent où sont tombés les héros de la Résistance : à chaque fois, il y est dit que l'homme ou la femme tombé(e) en ce lieu fut victime de la "barbarie nazie" (je cite). Est-il possible de dire autrement?

 

 

N'est-ce pas la vérité?

 

 

Pourquoi chercher à édulcorer la réalité historique, dans quel but?

 

A vous lire,

Sincères salutations,

Eric FRAJ

 

 

professeur de Philosophie et chanteur

 

 

31310 - Rieux

 

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Jeudi 12 octobre 2006 4 12 /10 /2006 23:09

A : direction.generale@estrepublicain.fr

 

 

A l'attention de Monsieur Gérard Colin

Directeur du journal L'Est Républicain

 

Monsieur,

A la lecture de votre argumentation autour de votre refus de publier l'intégralité de l'hommage rendu à leur père par  les fils Patrick, Joël et Eric Volson, indignée,  je me dois de  vous livrer mes quelques réflexions.

 

J'aimerai que l'on sache, que l'on comprenne qui fait l'Histoire? Ceux qui la vivent ou bien ceux qui l'écrivent?

 

 Dans cette tragédie qui a affligé tant de familles, ravagé tant de destinées, anéanti toute une communauté, les mots ne font pas le poids, pas un seul n'a sa place pour désigner l'horreur...

Oui, Monsieur Fred Wolfsohn est décédé parce qu'il a fait cette bien mauvaise rencontre avec la barbarie nazie et ses trois fils sont les seuls aujourd'hui à détenir toute légitimité dans les mots qu'ils choisissent afin d'évoquer sa mémoire.

 

Toutes mes pensées accompagnent cet homme et ses enfants.

 

 

Une amie proche - Patricia Leterrier/ Vitry sur Seine 94400

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Mercredi 11 octobre 2006 3 11 /10 /2006 15:45

Intervention auprès de L’Est Républicain

 

de Denis COLLIN

 

Professeur agrégé de Philosophie

 

 

Date : 10/10/06 20:55:30

 

A : direction.generale@estrepublicain.fr

 

Cc : joel@volson.com

 

Sujet : Fred WOLSFSOHN, victime une nouvelle fois

 

 

J’apprends que le terme « barbarie nazie » est désormais considéré comme politiquement incorrect dans les colonnes de votre journal.

Une partie de la presse s’est fait l’écho de la manière indigne dont vous avez traité l’avis mortuaire inséré par la famille Volson : pour vous cette expression a un « contenu polémique [qui] serait de nature à heurter ses lecteurs ».

 

Voilà une déclaration vraiment importante : les lecteurs qui aimeraient le nazisme ne doivent pas être heurtés et vous considérez donc que le nazisme fut une opinion « respectable » parmi l’infinité des opinions respectables possibles, une opinion qu’on ne peut heurter.

 

Peut-être refusez-vous que votre journal porte sur les faits d’hier et d’aujourd’hui des jugements de valeur, car à l’évidence le mot « barbare » est un jugement de valeur.

Pourtant, nombre de vos confrères et vous-mêmes n’hésitez pas à employer le terme « barbarie » à tout propos et même hors de propos. Les terroristes qui lâchent des bombes dans la foule, les auteurs des attentats du 11 septembre, et même parfois des criminels assez ordinaires, vous les traitez de « barbares », sans état d’âme.

Pourquoi n’appliquez-vous pas la jurisprudence « Volson » ? Pourquoi ne pensez-vous pas aux amis du terroriste, aux enfants de l’assassin qui vont être « heurtés » par votre « barbare » ?

Trêve de sophismes. Dans cette affaire, votre service publicitaire s’est inscrit, par bêtise ou par lâcheté, dans ce courant du révisionnisme sournois qui vise à banaliser le nazisme et même à le rendre respectable.

Au lieu de s’excuser, la direction de l’Est Républicain s’entête.

C’est tout à fait honteux.

 

Denis COLLIN

http://denis-collin.viabloga.com

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /2006 14:56

Le journal de 8 heures

de France Bleu Sud Lorraine

du dimanche 8 octobre 2006 

Cliquez sur le bandeau

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /2006 02:04

Wolfsohn ou Volson ?: Mais d’où vient ce changement de nom ?

Je viens de recevoir une lettre d’une certaine madame Françoise Rembour, sans doute habitante d’Epinal, lieu d’où la lettre est postée.

En effet, cette lettre ne comporte pas l’adresse de l’expéditrice et m’empêche donc de lui répondre…

Dans cette lettre, cette dame me dit avec une certaine agressivité que si je voulais vraiment honorer mon père je porterais son nom (Wolfsohn).

Il faut donc savoir qu’en rentrant d’Auschwitz, mon père, de nationalité étrangère a obtenu la nationalité française. Possibilité lui a alors été donnée de changer son nom afin de le franciser.

Il n’était pas obligé mais il a préféré opter pour ce changement afin disait-il que ses enfants n’aient pas à connaître les humiliations antisémites qu’il a subies notamment en milieu scolaire.

Ce changement a été officialisé vers 1960, et la famille porta donc jusqu’à nos jours le nom Volson. Nous étions mineurs et n’avons donc pas eu le choix.

Bien des juifs ont été ainsi « contraints » de changer de nom, d’autres il est vrai ne l’ont pas fait.

Je ne me fais pas juge du choix de mon père et d’autres.

J’espère madame que vous comprenez mieux maintenant de quoi il s’agit.

 

Joël F. Volson   Paris le 8 octobre 2006

 

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Samedi 7 octobre 2006 6 07 /10 /2006 23:11

LIGUE INTERNATIONALE CONTRE LE RACISME ET                             L'ANTISÉMITISME                                 

  Nancy le 5 octobre 2006

 

                                                                                               Monsieur Gérard LIGNAC

                                                                                              Président Directeur Général

                                                                                               EST REPUBLICAIN

                                                                                              54180 HOUDEMONT  

Monsieur le Président Directeur Général,  

Notre attention est attirée par la famille VOLSON sur le refus opposé par le service de la rubrique nécrologique de l'EST REPUBLICAIN à la publication d'une annonce de commémoration du 40ème anniversaire du décès de leur parent Fred WOLFSOHN dit VOLSON, victime de la "barbarie nazie". 

Le motif de refus serait tiré d'une "déontologie" interdisant dans cette rubrique toute "allusion politique et idéologique".   

Notre association ne peut évidemment, comme vous même, que critiquer un tel motif puisque la "barbarie nazie" n'exprime aucune allusion politique ou idéologique, s'agissant d'un fait historique dont Monsieur F. VOLSON comme des millions d'autres ont été les victimes innocentes.   

Ce type de faire part à la mémoire des disparus est au reste fréquemment publié dans la presse nationale (Le Monde, Le Figaro etc.) notamment aux dates anniversaires commémorant la rafle du Veld'Hiv, ou plus généralement la déportation.  

J'ajoute que ce refus de publication est du pire effet par le motif et les termes employés que j'attribue à l'ignorance de son auteur, connaissant par ailleurs votre position sans ambiguïté et les qualités et références de votre journal sur ce sujet oh combien douloureux.   

Il serait donc à notre sens particulièrement utile de reprendre directement l'attache de la famille VOLSON pour apaiser ce différend et nous vous remercions de votre initiative et de votre attention particulière à notre démarche.   

Veuillez agréer, Monsieur le Président Directeur Général, l'expression de nos sentiments distingués.

                                                                                            Grégoire BOUVIER

                                                                                                      Président

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Samedi 7 octobre 2006 6 07 /10 /2006 23:09

Lettre de Monsieur William Schuman

                                            Président de la LICRA de Moselle

 

à la direction de l’Est Républicain  

 

Monsieur le Directeur,

Votre journal est un journal respecté. De toute évidence il a commis plus qu'une maladresse en refusant l'annonce de la famille Volson.

Les arguments que vous opposez à sa parution sont irrecevables et je pense que vous le savez. Je vous demande de bien vouloir la faire paraître car continuer dans votre position de refus ne ferait que redoubler la faute.

Cela  confinerait à l'entêtement sinon à la bêtise. Au pire, chose que je ne veux pas croire, à une prise de position idéologique de la part de votre journal qui est une institution dans notre région.

En un mot ce serait un grand honneur pour votre journal que de faire paraître cette annonce. Faites-le simplement.

Sachez mettre un terme à cette bien  triste affaire qui ajoute la douleur à la douleur.

 

Avec mes meilleurs sentiments

 

William Schuman 

Président de la LICRA Moselle

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Samedi 7 octobre 2006 6 07 /10 /2006 23:07

Intervention de l’Union Syndicale Solidaires

 

 

 

 

Monsieur le Directeur

 

 

 

Au nom de l'Union syndicale Solidaires, je tiens à vous exprimer ma stupéfaction et mon incompréhension devant votre refus de publier le texte d'un avis nécrologique demandé par la Famille de Monsieur Fred Volson, au prétexte que celui-ci évoquait la "barbarie nazie".

 

Cette décision de votre part m'apparait choquante car elle vise à relativiser cette barbarie et à censurer ceux qui, à juste titre, refusent l'oubli.

 

Au nom de mon organisation, je vous demande de publier l'annonce dans les termes où elle a été écrite par la famille de Monsieur Fred Volson.

 

En espérant que vous donnerez une suite positive à cette demande, je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, à mes salutations les meilleures.

 

Annick Coupé

 

déléguée générale de l'Union syndicale SOLIDAIRES

--

Annick Coupé

Union syndicale SOLIDAIRES

coup@solidaires.org

01 58 39 30 14

06 70 51 39 57

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Samedi 7 octobre 2006 6 07 /10 /2006 21:25

Zeitung verweigert Todesanzeige mit Ausdruck "Nazi-Barbarei"

Die Zeitung "Est Républicain" hatte sich Mitte September geweigert, eine Gedenkanzeige zum 40. Todestag von Fred Wolfsohn (genannt Volson) abzudrucken, der ins Konzentrationslager Auschwitz deportiert worden war. Der französische Journalistenverband SNJ protestiert dagegen.

Der französische Journalistenverband SNJ hat gegen die Weigerung einer Zeitung protestiert, eine Todesanzeige mit dem Hinweis auf die "Nazi-Barbarei" abzudrucken. Die Direktion des im lothringischen Nancy erscheinenden "Est Républicain" müsse die Entscheidung zurücknehmen und die Anzeige abdrucken, forderte der Verband am Donnerstagabend in einer Erklärung. Den Chef der Werbeabteilung, der die Anzeige verweigert hatte, forderte der SNJ zum Rücktritt auf. Die Zeitung hatte sich Mitte September geweigert, eine Gedenkanzeige zum 40. Todestag von Fred Wolfsohn (genannt Volson) abzudrucken, der ins Konzentrationslager Auschwitz deportiert worden war. Sein Sohn wollte daran mit der Formulierung erinnern, sein Vater sei 1966 an den "Folgen einer schlimmen Begegnung mit der Nazi-Barbarei" gestorben. Die Werbeabteilung verweigerte die Veröffentlichung mit dem Argument, in der Anzeigenrubrik seien politische Äußerungen nicht erwünscht. Damit habe die Zeitung einem "ehemaligen Widerstandskämpfer, der nach Auschwitz deportiert wurde, seiner Familie und den Millionen von Opfern der Todesmaschinerie, die von dem Nazi-Regime zwischen 1933 und 1945 betrieben wurde, den nötigen Respekt verweigert", heißt es in Erklärung des Journalistenverbandes. Die Werbeabteilung des "Est Républicain" hatte vier Vorschläge für einen abgeschwächten Text gemacht, etwa die Formulierung "Opfer des Traumas der Konzentrationslager", die der Sohn ablehnte.

Le journal refuse une annonce de décès avec l' expression «Barbarie nazie»

Le journal " l'Est Républicain " avait refusé à  la mi- septembre d'imprimer, une annonce du 40 ème anniversaires du décès de Fred Wolfsohn (dit Volson),  déporté au camp de concentration d'Auschwitz et décédé des suites d'une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie. L'association française des journalistes SNJ proteste contre.


L'association française des journalistes SNJ proteste contre le refus d'un journal d'imprimer une annonce de décès avec une allusion  sur " le nazi-Barbarei " (Barbarie nazie). La direction de l'Est Républicain  ( Nancy, lorraine)  doit changer d'avis et imprimer l'annonce, a exigé la fédération  jeudi soir dans un communiqué. Le SNJ a demandé le départ du chef du service de la publicité responsable de ce refus. Le journal avait refusé à la mi- septembre, une annonce du 40 ème anniversaires du décès de Fred Wolfsohn (dit Volson),  ) déporté au camp de concentration d'Auschwitz. Son fils voulait rappeler avec la formulation que son père est mort en 1966  des suites d'une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie.Le service de la publicité a refusé la publication avec l'argument que dans la rubrique d'annonce des expressions politiques ne sont pas souhaitables. De cette façon, le journal a  manqué de respect à un ancien résistant déporté à Auschwitz, à sa famille, et par là même aux millions de victimes de l’industrie de la mort mise en place par le régime nazi de 1933 à 1945. souligne le communiqué de l'association de journalistes. Le service de la publicité de l'Est Républicain avait fait quatre propositions pour un texte affaibli, par exemple la formulation " Victime du Traumatisme des camps de concentration " que ses fils ont refusés.

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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