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Si vous voulez faire connaître

votre sentiment et vos réactions

à la rédaction du journal l'Est Républicain,

voici leurs adresses:

Direction générale

Direction de redaction

Direction publicité

Rédaction de Nancy

Et merci de d'en adresser copie à

Joël Volson 

 

 

 

 et à la

syndicat national des journalistes

snj@snj.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES FAITS

Refus de publication d’une petite annonce « anniversaire de décès » par le journal l’Est Républicain parce qu’elle fait référence à la « barbarie nazie ».
 
Nous, ses fils, avons souhaité passer une petite annonce dans le carnet de l’Est Républicain à l’occasion du 40e anniversaire de la mort de notre père, qui a résidé et est décédé à Nancy.
 
Mort à 43 ans des suites de sa déportation à Auschwitz, nous souhaitions lui rendre hommage en signalant explicitement qu’il avait été victime de la barbarie nazie.
 
Voici le texte de l’annonce que nous avons adressée au journal :
 
« Il y a 40 ans, le 11 septembre 1966, disparaissait à la fleur de l'âge, Fred Wolfsohn dit “ Volson”, des suites d'une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie.
Ses fils, Patrick, Joël, Eric, sa sœur Paulette Slenzinski, et son ami de toujours, Marcel Chagnac vous demandent une pensée pour lui. »
 
A notre grand étonnement, l’Est Républicain a refusé de diffuser cette petite annonce parce que « son contenu polémique serait de nature à heurter ses lecteurs ».
A la relecture de notre texte, nous sommes en effet convenus que l’humour noir de l’expression « mauvaise rencontre» pouvait être mal perçu. Nous avons donc proposé à la place « terrible rencontre ».
 
Il apparaît cependant que ce que nous demande l’Est Républicain pour faire paraître notre annonce dans ses colonnes consiste à supprimer totalement toute référence explicite à la barbarie nazie, ce que bien évidemment nous ne pouvons accepter.
 
L’Est Républicain fonde son refus sur la « déontologie » de la rubrique nécrologie. Il argue du fait que la référence à la « barbarie nazie » relève de la politique ou, pire, de l’idéologie, et n’a donc pas sa place dans la rubrique des petites annonces.
Les responsables du journal nous proposent d’en rester à une formulation édulcorée qui signalerait simplement que le décès de notre père est consécutif au « traumatisme » de la déportation.
 
Que l’expression « barbarie nazie » relève pour l’Est Républicain du champ de la politique ou de l’idéologie et non de l’évidence historique nous semble inadmissible et dangereux. C’est pourquoi, nous persistons à demander la publication de cette annonce anniversaire telle que nous l’avons rédigée – mise à part l’expression concernant « la rencontre ».
 
Nous joignons à notre courrier la réponse qui nous a été faite ce jour par Jacques Hommell, directeur de la publicité à l’Est Républicain et responsable, à ce titre, de la rubrique des petites annonces, afin qu’aucun d’entre vous ne puisse douter que l’échange a bien eu lieu dans les termes rapportés ci-dessus.
Nous tenons également à préciser que Pierre Taribo, directeur de la rédaction de l’Est Républicain, a été informé par nous-mêmes de cette affaire et n’a pas voulu – pas pu ? – en infléchir le cours.
Nous aimerions connaître votre point de vue sur cette pénible histoire et sollicitons, le cas échéant, votre appui afin que l’annonce paraisse comme nous le souhaitons dans l’Est Républicain.
 

Patrick, Joël, Eric VOLSON                              

Paris le 13 septembre 2006

Réponse de Jacques Hommel Directeur de la publicité de l'Est Républicain

Houdemont, le 13 septembre 2006
 
JH/BR – 06/8312
                         
Monsieur,
 
Nous avons bien reçu votre demande d’insertion d’un message anniversaire du décès de votre père.
 
Nous sommes bien évidemment sensibles aux souffrances endurées par toutes les personnes qui ont subi les outrances de la dernière guerre mais comme nous vous l’avons expliqué par téléphone, nous ne pouvons pas faire paraître la formulation « des suites d’une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie ». En effet, une déontologie s’applique à notre rubrique nécrologique dans laquelle aucune allusion politique ou idéologique ne peut s’exprimer.
 
Vous comprendrez bien que dans le cas contraire, le contenu de nos avis de décès serait totalement dénaturé.
 
Nous vous proposons trois phrases qui respectent notre déontologie et qui rappelleront cependant le contexte qui a entraîné le départ prématuré de Monsieur Fred Wolfsohn :
 
Þ    … suite aux traumatismes des camps de concentration,
Þ    … victime du traumatisme des camps de concentration,
Þ    … victime de ce qu’il a subi en camps de concentration.
 
Nous attendons votre appel nous indiquant votre choix. Vous pouvez contacter ma secrétaire, Madame Randi, au 03 83 59 08 55 ou Monsieur Bruno Antoine, responsable des avis de décès, au 03 83 59 08 49.
 
Dans cette attente,
 
Veuillez croire, Monsieur, à l’assurance de nos meilleurs sentiments.
 
 
 
     Jacques HOMMELL
Réponse de Gérard Colin
Vice-President Directeur General
de l'Est républicain

 

Houdemont, le 20 septembre 2006

AH289GC

Association Culturelle Juive

 Monsieur Gérald TENENBAUM

 55, rue des Ponts

 54000 NANCY

 

Monsieur le Vice-Président,

Monsieur Lignac m'a transmis votre courrier reçu le 19 septembre courant.

 Le problème évoqué, concernant MM. Patrick, Joël et Eric Volson soulève une polémique disproportionnée par rapport à la réalité où l'on semble prêter des intentions, voire des pratiques, à l'EST REPUBLICAIN que j'estime inacceptables.

 L'EST REPUBLICAIN, par sa conduite exemplaire durant tout le conflit de 39/45 a pris à cette époque la sage et courageuse décision de se saborder pour reparaître à la libération de la France. M. Gérard Lignac, Président, Directeur de la publication du journal, a été un résistant de la première heure reconnu.  

toute la rédaction du journal, sous l'autorité de nos rédacteurs en chefs successifs, a adopté de tout temps une ligne de conduite irréprochable dans ce domaine comme dans bien d'autres.  

Au procès de Nuremberg, où furent jugés les bourreaux nazis, un journaliste de l'EST REPUBLICAIN était présent. Il fut un des rares représentants de la presse régionale française à être autorisé à assister à ce procès.

Il faut, en effet, comme vous le dites, éviter toute dérive idéologique de part et d'autre. Ameuter, comme cela a été fait toute la presse française sur ce sujet n'est pas du tout de nature à apaiser les esprits.  

La demande formulée par M.Volson constitue une dérogation par rapport aux règles en vigueur à l'EST REPUBLICAIN sur le traitement des avis de décès qui ouvre la porte à toute forme d'expression de ressentiment, voir d'agressivité, qui peut, dans la douleur d'un souvenir non apaisé, devenir difficilement contrôlable.

L'avis de décès classique me semble aujourd'hui préférable. Pour le 40e anniversaire, rappeler que M. Volson est mort des suites du traitement qu'il a subi lors de son internement au camp de concentration nazi d'Auschwitz aurait le mérite de calmer les esprits.  

Je souhaite, Monsieur le Vice-Président, que nos efforts communs permettent d'apaiser le courroux de la famille Volson et d'honorer dignement la mémoire de leur père.  

Je vous prie, tout en me tenant à votre disposition, d'agréer, Monsieur le Vice-Président, l'expression de mes respectueuses salutations

Gérard COLIN , vice-Président Directeur Général

Notre commentaire:

Cette lettre a été adressée en réponse à l'interpellation publique de l'association culturelle juive (ACJ) au patron de l' Est républicain Monsieur Lignac patron de l'Est républicain.

Elle confirme en l'aggravant la lettre de refus de jacques Hommel directeur de la publicité.

Gérard COLIN n'a jamais, jusqu'ici, pris contact avec la famille Volson.

Lundi 19 mars 2007 1 19 /03 /2007 10:56

Plaque commémorative de l'écôle

 Voltaire de Montreuil

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Mardi 14 novembre 2006 2 14 /11 /2006 10:49

Mardi 14 novembre 2006

 

 

 3200 visiteurs uniques, 14000 pages vues,

notre blog continue d'être visité de manière importante.  

Ivan LEVAI a parlé de cette histoire dans sa chronique du samedi 11 novembre sur les ondes de France inter dans sa revue de presse « kiosque » ( chronique consultable sur le site de France inter)   

Le même Ivan Levaï y a fait référence dans son éditorial du numéro de novembre de « tribune juive »   

Le journal « l'Arche » devrait également évoquer cette affaire dans son numéro de novembre.  

Par ailleurs Radio J a traité dimanche 12 novembre sur son antenne de cette affaire.  

Nous sommes sans nouvelles de la LICRA nationale alors que les fédérations de Moselle et Meurthe et Moselle se sont très tôt et fermement positionnées.   

Il ne faut pas relâcher la pression sur l’Est Républicain qui après avoir tenté d’argumenter d’une manière inquiétante en évoquant la «  barbarie sioniste » a désormais choisi de rester silencieux et totalement imperméable aux critiques.   

Quoiqu’il advienne, cette affaire demeurera telle une tâche sur la réputation de ce journal et notamment de sa direction.   

Nous invitons ceux qui n’ont pas encore réagi à le faire en écrivant à la direction du journal. Nous constatons avec satisfaction que certains de ceux qui étaient déjà intervenus ne désarment pas. C’est le cas de Léon HERSZBERG de Nancy qui interpelle à nouveau ( voir dans le blog) la direction de ce qu’il estime être encore son journal.   

Cette affaire donne également lieu à des débats au sein de groupes cliniques de psychiatrie. Ainsi un groupe clinique d’un centre médico psychologique (CMP) de Paris s’est penché en novembre sur la question du traumatisme en l’illustrant par l’affaire de l’Est Républicain.   

Nous reproduirons le compte rendu des travaux de ce groupe dans le blog très prochainement.   

Notre action en vue de la parution de notre annonce anniversaire continue…

 

 

 

 

Famille VOLSON

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Dimanche 12 novembre 2006 7 12 /11 /2006 17:05
Monsieur le Directeur général  ,
 
 Ainsi vous cramponnez vous dans une attitude incompréhensible en refusant à la famille Volson -sans un mot d'explication claire-l'insertion dans un faire-part de l'expression "barbarie nazie ".Invraisemblable de la part de MON journal...
 Et c'est pour ce motif que vous êtes la "vedette" aujourd'hui sur les ondes de France Inter, en ce jour de 11 Novembre, journée de mémoire s'il en est...Inimaginable ...Je pourrais personnellement vous fournir de nombreuses photos de plaques  dans les rues allemandes, où les Allemands eux mêmes rappellent la mémoire d'un des leurs ,victime de la "barbarie nazie".Ce qui est courant en Allemagne ne serait plus possible dans un journal républicain français ?...
     Comment dois je m'y prendre pour défendre le comportement de MON journal ,dont les colonnes m'ont été ouvertes depuis de si longues années dans mes activités de militant antiraciste et antifasciste ? Vous préférez rester "droit dans vos bottes " dans une attitude erronnée qui ne correspond sans doute pas à ce que vous êtes réellement ? Impensable... 
     Dites quelque chose !.Tout le monde parle de vous !
Le temps  qui passe ne gommera pas ce qui va devenir- par votre mutisme intransigeant- une faute lourde. Sortez de cette boue qui va vous marquer d'une tache indélibile.
        Je suis VOTRE lecteur; je veux pouvoir continuer à lire MON journal, l'esprit serein.
                                                 Léon Herszberg ( Nancy)
                                       médaillé de l'Ordre National du Mérite
Par léon herszberg de Nancy - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Dimanche 5 novembre 2006 7 05 /11 /2006 15:41

Monsieur le Directeur 

Je viens seulement de prendre connaissance de la difficulté née de votre rencontre avec « la barbarie nazie » et cela m’a particulièrement émue. 

En effet, mon compagnon et moi venons d’acheter une concession au Père Lachaise, et jusqu’à la prise de connaissance de ce qui vous sépare de la famille Wolsfsohn, nous projetions faire inscrire sur la stèle de notre sépulture, l’inscription suivante: 

« Ceux qui reposent ici n’ont  connus ni leurs grands-parents, ni d’autres membres de leurs familles, victimes de la barbarie nazie. Passant, souviens-toi et veille ». 

Pensez-vous que la Direction du Cimetière du Père Lachaise refusera de nous donner son accord ? Peut-être craindra-t-elle de mécontenter ses clients ?

Au cas où… je vous remercie de bien vouloir me proposer 3 phrases de remplacement, qui toutes, devront impérativement donner au camp nazi d’Auschwitz (Birkenau II) sa vraie dénomination qui est : « camp d’EXTERMINATION » -  et non camp de « concentration ». 

Il est effectivement parfois, des mots « difficiles à prononcer » :  EX-TER-MI-NA-TION.

J’espère que ce courriel ne fera pas polémique, et qu’il vous sera possible de me rassurer. 

Dans cette attente,

Madame Lancry.

Par madame Lancry - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Jeudi 2 novembre 2006 4 02 /11 /2006 08:47

Aux enfants Volson. Mon soutien et mes avis à partir de l'indémnisation des enfants de déportés et massacrés:

 

 

 

Journal Officiel du 29 juillet 2004 : titre complet :

 

Décret n° 2004-751 du 27 juillet 2004 instituant une aide financière en reconnaissance des souffrances endurées par les orphelins dont les parents ont été victimes d’actes de barbarie durant la Deuxième Guerre mondiale »

 

 

 

Cette indemnisation, pour être intéressante financièrement, nous donne à tous (20 000 dossiers ont été enregistrés, presque tous honorés, accompagnés du silence assourdissant des médias) l’occasion de revenir sur les souffrances cachées que nous avons endurées depuis notre petite enfance. Rien, pas même cette tardive reconnaissance par quelque argent, ne pourra effacer les drames qu’ont vécu nos parents massacrés ou dans les camps dont il est si justement dit que ce fut : «  le mal absolu et le fond de l’horreur »(1). Rien, pas même cette indemnisation, n’éliminera  nos souvenirs angoissés et ce psychotraumatisme d’enfance qui nous collent à la vie. Il est vrai, hélas, que tout à été fait depuis 60 années pour camoufler cette aberration historique que fut le nazisme. Je confirme que « l’est républicain » participe à cette opération  par son comportement vis à vis de la famille Volson. Plus grave encore, certains essaient de nier la réalité de la résistance et cette horreur  des camps de concentration et d’extermination. Heureusement, les associations de déportés et résistants œuvrent pour la MEMOIRE ET LA VIGILANCE (2.) Mais il y a beaucoup à faire. Cette attitude de ce journal est significative. Ses justifications sont insupportables.

 Je ressens comme un affront la montée d’un nouveau fascisme. Il convient d’élargir les activités nécessaires (malgré tous les  « Est républicains ») pour rappeler à tous et apprendre aux jeunes ce que furent les luttes de nos parents et cette abomination du siècle précédent que fut « la barbarie nazie ». Cela nous permettra de rappeler qu’en même temps que la SHOA, (75000 juifs dont 11000 enfants furent déportés, 3% sont entrés) il y a eu aussi la déportation (85000, 50% sont revenus mais beaucoup moururent rapidement des suites de leur vécu en camp)  des résistants, dont beaucoup de communistes, et autres catégories, sans oubliés les massacres sur le territoire français.

 

Il faut rappeler que ce décret du 27 juillet 2004 a été enfin signé après 4 années d’actions et d’interventions de diverses organisations et de toutes les associations de déportés et résistants( sans l’aide des médias) pour étendre à tous les orphelins la mesure de réparation accordée en juillet 2000, aux enfants dont les parents ont été victimes de persécutions antisémites.

 

Enfants Volson continuez, vous participez au devoir de mémoire et de vigilance.

 

 

 

  1. André Boulicault fils de déporté mort à Buchenwald, enfourné encore vivant dans le ,crématoire sous les yeux de camarades qui lorsqu’ils sont revenus m’ont expliqué …30 ans après, cette fin de vie de militant communiste.

     

 

 

(1)  Marie-Jo CHAMBART DE LAUWE, rescapée de Ravensbruck, présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation

 

(2) « Mémoire et Vigilance » revue des Amis de la Fondation.

 

 

 

 

 

Par andré Boulicault - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Jeudi 2 novembre 2006 4 02 /11 /2006 08:29

De : agence immedia

 

Date : 11/02/06 03:12:29

 

A : agence IM'média infos

 

Sujet : Solidarité avec la famille Volson dans l'affaire de l'Est républicain à propos de la barbarie nazie

 

 

 

 

 

Solidarité avec la famille Volson dans l'affaire de l'Est républicain à

 

propos de la barbarie nazie

 

 

 

La barbarie nazie, fait historique, n'aurait pas droit de cité dans les pages carnet du journal l'Est Républicain. C'est ce que la famille de Fred Wolfsohn dit "Volson", mort à 43 ans des suites de sa déportation à Auschwitz, a appris à ses dépends après avoir souhaité passer une

 

petite annonce dans ce journal à l'occasion du 40ème anniversaire de cette disparition.

 

Voici le contenu de l'annonce :

 

« Il y a 40 ans, le 11 septembre 1966, disparaissait à la fleur de l'âge, Fred Wolfsohn dit “ Volson”, des suites d'une mauvaise rencontre

 

avec la barbarie nazie. Ses fils, Patrick, Joël, Eric, sa sœur Paulette Slenzinski, et son ami

 

de toujours, Marcel Chagnac vous demandent une pensée pour lui. »

 

 

 

D'après l'Est Républicain, « son contenu polémique serait de nature à heurter ses lecteurs ». Il a suggéré d'évoquer les traumatismes subis en camps de concentration en lieu et place de la barbarie nazie. Malgré les protestations de la famille et de plusieurs associations, et alors que d'autres journaux ont publié cette même annonce, le dit journal persiste dans son refus.

 

Pour rendre compte de cette affaire, la famille a ouvert un blog à l'adresse suivante : http://volson.over-blog.com/

On y apprend entre autre que ce n'est pas la première du genre dans la presse : ainsi, en 2003, La Voix du Nord avait fait supprimer les mots "milices" et "nazis" dans un avis de décès pour, selon le Canard enchaîné, ne pas effaroucher les lecteurs d'extrême-droite ou les enfants de miliciens.

 

Un mois après, suite à l'émoi public, l'annonce avait finalement été publié dans son intégralité.

 

 

 

Dans le cas de l'affaire de l'Est Républicain, nous tenons à exprimer notre soutien à la famille et à notre ami et collaborateur Joël Volson, photographe engagé aux côtés des luttes contre le racisme, l'impérialisme et pour la libération sociale.

 

 

 

Mogniss H. Abdallah

 

agence IM'média

 

 

Par agence photo immedia - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Dimanche 29 octobre 2006 7 29 /10 /2006 23:25

Date: 25 octobre 2006 12:39:02 GMT+02:00

> À: direction.generale@estrepublicain.fr

> <direction.generale@estrepublicain.fr>

Objet: Fred WOLSFSOHN, victime une nouvelle fois

 

 

 

A l'attention de M. Lignac, président directeur général de l'Est

Républicain

Monsieur,

 

 

Faisant partie de vos abonnés depuis de nombreuses années, et très attachée à votre journal, je suis particulièrement attristée par l'attitude que vous avez adoptée jusqu'à présent face à la demande de la famille Volson de faire paraître une annonce dans la rubrique des "avis de décès" .

Le texte soumis par la famille, n'est en rien politique ou polémique, pour preuve, le grand nombre de quotidiens qui l'ont fait paraître sans aucun commentaire...

Faîtes comme vos confrères, reconnaissez votre erreur et ne laissez pas par votre attitude de silence, se développer encore plus une image négative de l'Est républicain, qui ne correspond pas à la réalité.

Salutations

Françoise Tenenbaum Klein

Par françoise Tenenbaum-klein - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Vendredi 27 octobre 2006 5 27 /10 /2006 00:52

Article d'Actualité Juive paru le 26 octobre 2006

Article d’Actualités Juives n°953 du 26 octobre 2006

 

 

 

 

« L’Est républicain » refuse de publier une annonce

 

 

contenant les termes « barbarie nazie »

 

 

 

 

Inexplicable censure : Les mots « barbarie nazie » ont été jugés « trop violents » pour figurer dans la rubrique nécrologique du journal « L’Est Républicain »

 

 

 

 

Joël Volson ainsi que ses proches parents et amis, voulait seulement signaler la commémoration des 4O ans de la mort de Fred Wolfsohn, dit Volson, par le biais de la publication d’une annonce dans la rubrique nécrologique de ce quotidien régional. Celle-ci comportait les termes « rencontre avec la barbarie nazie ».

Né en Allemagne et d’origine polonaise, joël raconte en effet que son père était un commerçant respecté et apprécié à Nancy depuis son retour de la guerre.

Il avait été déporté à Auschwitz le 10 mars 1944 avec son père et son frère de 14 ans, qui ne sont pas revenus.

A son retour , il avait passé cinq années entières alité, dans l’incapacité totale de se lever.

Avec ses 28 kilos et ses graves séquelles osseuses, les médecins ne lui avaient donné aucun espoir de remarcher. Mais comme seuls en sont capables ceux qui reviennent de l’enfer, fred Volson n’avait pas laissé les brutalités nazies faire de lui un infirme et après ces longues années de convalescence, il avait fait mentir les diagnostics les plus pessimistes de la médecine.

Il reçut en outre la mention « mort pour la France » à son décès prématuré alors qu’il n’avait que 43 ans.

 

 

 

« Camps de concentration équivaut à ce que « notre communauté » comprend par barbarie nazie.

 

 

Mais lorsque joël a contacté l’est républicain, on lui a rétorqué que l’expression « barbarie nazie » était choquante et « susceptible de soulever une polémique ».

A la suite de quoi, Monsieur Hommel , directeur de la publicité du quotidien, a proposé plusieurs formules de remplacement, incluant chacune les termes « traumatismes » et « camps de concentration » et ce afin de ne pas employer les termes « barbarie nazie ».

Lesquels n’ont pourtant soulevé aucun problème déontologique pour le Figaro, le Monde, ou encore le concurrent principal de l’Est Républicain, Le Républicain Lorrain et La Presse de la Manche pour publier cette annonce.

L’annonce parue dans le journal Le Monde a d’ailleurs été financée par une femme d’origine algérienne qui voulait témoigner sa solidarité avec la famille Volson.

Le syndicat National des Journalistes (SNJ) a appelé à la démission immédiate de monsieur Hommel et a qualifié cette affaire de « scandaleuse ».

A ce jour, aucune excuse n’a été présentée à la famille et la rédaction qui se vante d’avoir fait partie des rares journaux locaux à avoir été présents au procès de Nuremberg, refuse toujours aussi catégoriquement de publier l’annonce.

Interrogé par nos soins, Daniel Richard, adjoint de monsieur Hommel nous a répondu que la formule « camps de concentration » suggérée par son service en guise de remplacement équivaut à ce que notre « communauté »  ( donc les juifs) comprend par « barbarie nazie ».

Et lorsqu’il lui a été demandé de quelle façon il considérait les spoliations, les pogroms, les ghettos et la violence perpétrée avant la mise en œuvre de la solution finale, il a rétorqué qu’il n’avait pas de maîtrise d’histoire.

Idem quand on lui a fait remarquer que tous les pays démocratiques définissaient l’horreur hitlérienne par les termes barbarie nazie, et que le seul journal à refuser ce qualificatif était le sien. Daniel Richard nous a expliqué que la rédaction se devait de conserver certains termes précis et par exemple ne pas appeler « assassinat », une mort due à un accident de la route et ce malgré la volonté des parents. Comparaison douteuse !

Autre exemple encore plus édifiant : «  Si un Français libanais voulait rédiger une annonce déplorant la mort d’un proche pendant la dernière guerre entre le Liban et Israël et qu’il expliquait les raisons de son décès par « sa malheureuse rencontre avec la barbarie sioniste  qu’en penseriez vous ? »

Quand à Monsieur Hommel, il a été dessaisi du dossier désormais confié à M. Berthelot.

Ce dernier a refusé de répondre à nos questions et s’est contenté de nous préciser de manière lapidaire : «  nous ne faisons aucun commentaire ».

Yaël Bornstein

 

 

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Jeudi 26 octobre 2006 4 26 /10 /2006 23:31

Annonce parue le 26 octobre 2006 dans le Parisien

Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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Lundi 23 octobre 2006 1 23 /10 /2006 17:17
Polémique sur une petite annonce refusée par "L'Est républicain"
LE MONDE | 23.10.06 | 14h21  •  Mis à jour le 23.10.06 | 14h21
NANCY CORRESPONDANTE
Mémoire 2000, La Ligue des droits de l'homme, SOS-Racisme, le MRAP, l'Union des étudiants juifs de France, J'accuse, le comité de défense de la Cause arménienne, le Consistoire israélite de France, la FNDIRP (association d'anciens déportés) et l'AFMA (association Fonds mémoire d'Auschwitz) ont diffusé, lundi 23 octobre, un communiqué commun, soutenant l'action lancée par la famille Volson contre L'Est républicain.
Le quotidien de Nancy a refusé, le 11 septembre, de publier une petite annonce d'anniversaire de décès. Fred Wolfsohn, dit "Volson", ancien déporté d'Auschwitz, est mort à 43 ans, en 1966, "des suites d'une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie", disait le faire-part, refusé par le journal au motif qu'"aucune allusion politique ou idéologique ne peut s'exprimer dans la rubrique". L'annonce est passée dans Le Républicain lorrain, Le Figaro, ainsi que dans Le Monde du 5 octobre.
"La barbarie nazie est une réalité aujourd'hui reconnue comme fondement du génocide des juifs par le Tribunal international de Nuremberg. Elle est mentionnée telle quelle dans plusieurs textes officiels en France", rappelle le communiqué des dix associations. A L'Est républicain, on ne souhaite pas communiquer sur cette affaire, pour éviter d'exacerber les tensions. Le journal a proposé trois réécritures de la phrase litigieuse, qui évoquent "le traumatisme subi en camp de concentration". Gérard Colin, directeur général, a écrit le 4 octobre à Joël Volson, l'un des fils de Fred Volson, pour proposer que la rédaction écrive un article retraçant la vie et le calvaire de Fred Volson.
Monique Raux
Article paru dans l'édition du 24.10.06
Par Joël F. Volson - Publié dans : Affaire Est Républicain
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