Plaque commémorative de l'écôle
Voltaire de Montreuil
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Si vous voulez faire connaître
votre sentiment et vos réactions
à la rédaction du journal l'Est Républicain,
voici leurs adresses:
Direction générale
Direction de redaction
Direction publicité
Rédaction de Nancy
Et merci de d'en adresser copie à
et à la syndicat national des journalistes
Patrick, Joël, Eric VOLSON
Paris le 13 septembre 2006
Réponse de Jacques Hommel Directeur de la publicité de l'Est Républicain
Houdemont, le 20 septembre 2006
AH289GC
Association Culturelle Juive
Monsieur Gérald TENENBAUM
55, rue des Ponts
54000 NANCY
Monsieur le Vice-Président,
Monsieur Lignac m'a transmis votre courrier reçu le 19 septembre courant.
Le problème évoqué, concernant MM. Patrick, Joël et Eric Volson soulève une polémique disproportionnée par rapport à la réalité où l'on semble prêter des intentions, voire des pratiques, à l'EST REPUBLICAIN que j'estime inacceptables.
L'EST REPUBLICAIN, par sa conduite exemplaire durant tout le conflit de 39/45 a pris à cette époque la sage et courageuse décision de se saborder pour reparaître à la libération de la France. M. Gérard Lignac, Président, Directeur de la publication du journal, a été un résistant de la première heure reconnu.
toute la rédaction du journal, sous l'autorité de nos rédacteurs en chefs successifs, a adopté de tout temps une ligne de conduite irréprochable dans ce domaine comme dans bien d'autres.
Au procès de Nuremberg, où furent jugés les bourreaux nazis, un journaliste de l'EST REPUBLICAIN était présent. Il fut un des rares représentants de la presse régionale française à être autorisé à assister à ce procès.
Il faut, en effet, comme vous le dites, éviter toute dérive idéologique de part et d'autre. Ameuter, comme cela a été fait toute la presse française sur ce sujet n'est pas du tout de nature à apaiser les esprits.
La demande formulée par M.Volson constitue une dérogation par rapport aux règles en vigueur à l'EST REPUBLICAIN sur le traitement des avis de décès qui ouvre la porte à toute forme d'expression de ressentiment, voir d'agressivité, qui peut, dans la douleur d'un souvenir non apaisé, devenir difficilement contrôlable.
L'avis de décès classique me semble aujourd'hui préférable. Pour le 40e anniversaire, rappeler que M. Volson est mort des suites du traitement qu'il a subi lors de son internement au camp de concentration nazi d'Auschwitz aurait le mérite de calmer les esprits.
Je souhaite, Monsieur le Vice-Président, que nos efforts communs permettent d'apaiser le courroux de la famille Volson et d'honorer dignement la mémoire de leur père.
Je vous prie, tout en me tenant à votre disposition, d'agréer, Monsieur le Vice-Président, l'expression de mes respectueuses salutations
Gérard COLIN , vice-Président Directeur Général
Notre commentaire:
Cette lettre a été adressée en réponse à l'interpellation publique de l'association culturelle juive (ACJ) au patron de l' Est républicain Monsieur Lignac patron de l'Est républicain.
Elle confirme en l'aggravant la lettre de refus de jacques Hommel directeur de la publicité.
Gérard COLIN n'a jamais, jusqu'ici, pris contact avec la famille Volson.
Plaque commémorative de l'écôle
Voltaire de Montreuil
Mardi 14 novembre 2006
3200 visiteurs uniques, 14000 pages vues,
notre blog continue d'être visité de manière importante.
Ivan LEVAI a parlé de cette histoire dans sa chronique du samedi 11 novembre sur les ondes de France inter dans sa revue de presse « kiosque » ( chronique consultable sur le site de France inter)
Le même Ivan Levaï y a fait référence dans son éditorial du numéro de novembre de « tribune juive »
Le journal « l'Arche » devrait également évoquer cette affaire dans son numéro de novembre.
Par ailleurs Radio J a traité dimanche 12 novembre sur son antenne de cette affaire.
Nous sommes sans nouvelles de la LICRA nationale alors que les fédérations de Moselle et Meurthe et Moselle se sont très tôt et fermement positionnées.
Il ne faut pas relâcher la pression sur l’Est Républicain qui après avoir tenté d’argumenter d’une manière inquiétante en évoquant la « barbarie sioniste » a désormais choisi de rester silencieux et totalement imperméable aux critiques.
Quoiqu’il advienne, cette affaire demeurera telle une tâche sur la réputation de ce journal et notamment de sa direction.
Nous invitons ceux qui n’ont pas encore réagi à le faire en écrivant à la direction du journal. Nous constatons avec satisfaction que certains de ceux qui étaient déjà intervenus ne désarment pas. C’est le cas de Léon HERSZBERG de Nancy qui interpelle à nouveau ( voir dans le blog) la direction de ce qu’il estime être encore son journal.
Cette affaire donne également lieu à des débats au sein de groupes cliniques de psychiatrie. Ainsi un groupe clinique d’un centre médico psychologique (CMP) de Paris s’est penché en novembre sur la question du traumatisme en l’illustrant par l’affaire de l’Est Républicain.
Nous reproduirons le compte rendu des travaux de ce groupe dans le blog très prochainement.
Notre action en vue de la parution de notre annonce anniversaire continue…
Famille VOLSON
Monsieur le Directeur
Je viens seulement de prendre connaissance de la difficulté née de votre rencontre avec « la barbarie nazie » et cela m’a particulièrement émue.
En effet, mon compagnon et moi venons d’acheter une concession au Père Lachaise, et jusqu’à la prise de connaissance de ce qui vous sépare de la famille Wolsfsohn, nous projetions faire inscrire sur la stèle de notre sépulture, l’inscription suivante:
« Ceux qui reposent ici n’ont connus ni leurs grands-parents, ni d’autres membres de leurs familles, victimes de la barbarie nazie. Passant, souviens-toi et veille ».
Pensez-vous que la Direction du Cimetière du Père Lachaise refusera de nous donner son accord ? Peut-être craindra-t-elle de mécontenter ses clients ?
Au cas où… je vous remercie de bien vouloir me proposer 3 phrases de remplacement, qui toutes, devront impérativement donner au camp nazi d’Auschwitz (Birkenau II) sa vraie dénomination qui est : « camp d’EXTERMINATION » - et non camp de « concentration ».
Il est effectivement parfois, des mots « difficiles à prononcer » : EX-TER-MI-NA-TION.
J’espère que ce courriel ne fera pas polémique, et qu’il vous sera possible de me rassurer.
Dans cette attente,
Madame Lancry.
Aux enfants Volson. Mon soutien et mes avis à partir de l'indémnisation des enfants de déportés et massacrés:
Journal Officiel du 29 juillet 2004 : titre complet :
Décret n° 2004-751 du 27 juillet 2004 instituant une aide financière en reconnaissance des souffrances endurées par les orphelins dont les parents ont été victimes d’actes de barbarie durant la Deuxième Guerre mondiale »
Cette indemnisation, pour être intéressante financièrement, nous donne à tous (20 000 dossiers ont été enregistrés, presque tous honorés, accompagnés du silence assourdissant des médias) l’occasion de revenir sur les souffrances cachées que nous avons endurées depuis notre petite enfance. Rien, pas même cette tardive reconnaissance par quelque argent, ne pourra effacer les drames qu’ont vécu nos parents massacrés ou dans les camps dont il est si justement dit que ce fut : « le mal absolu et le fond de l’horreur »(1). Rien, pas même cette indemnisation, n’éliminera nos souvenirs angoissés et ce psychotraumatisme d’enfance qui nous collent à la vie. Il est vrai, hélas, que tout à été fait depuis 60 années pour camoufler cette aberration historique que fut le nazisme. Je confirme que « l’est républicain » participe à cette opération par son comportement vis à vis de la famille Volson. Plus grave encore, certains essaient de nier la réalité de la résistance et cette horreur des camps de concentration et d’extermination. Heureusement, les associations de déportés et résistants œuvrent pour la MEMOIRE ET LA VIGILANCE (2.) Mais il y a beaucoup à faire. Cette attitude de ce journal est significative. Ses justifications sont insupportables.
Je ressens comme un affront la montée d’un nouveau fascisme. Il convient d’élargir les activités nécessaires (malgré tous les « Est républicains ») pour rappeler à tous et apprendre aux jeunes ce que furent les luttes de nos parents et cette abomination du siècle précédent que fut « la barbarie nazie ». Cela nous permettra de rappeler qu’en même temps que la SHOA, (75000 juifs dont 11000 enfants furent déportés, 3% sont entrés) il y a eu aussi la déportation (85000, 50% sont revenus mais beaucoup moururent rapidement des suites de leur vécu en camp) des résistants, dont beaucoup de communistes, et autres catégories, sans oubliés les massacres sur le territoire français.
Il faut rappeler que ce décret du 27 juillet 2004 a été enfin signé après 4 années d’actions et d’interventions de diverses organisations et de toutes les associations de déportés et résistants( sans l’aide des médias) pour étendre à tous les orphelins la mesure de réparation accordée en juillet 2000, aux enfants dont les parents ont été victimes de persécutions antisémites.
Enfants Volson continuez, vous participez au devoir de mémoire et de vigilance.
(1) Marie-Jo CHAMBART DE LAUWE, rescapée de Ravensbruck, présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation
(2) « Mémoire et Vigilance » revue des Amis de la Fondation.
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De : agence immedia
Date : 11/02/06 03:12:29
Sujet : Solidarité avec la famille Volson dans l'affaire de l'Est républicain à propos de la barbarie nazie
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Solidarité avec la famille Volson dans l'affaire de l'Est républicain à
propos de la barbarie nazie
La barbarie nazie, fait historique, n'aurait pas droit de cité dans les pages carnet du journal l'Est Républicain. C'est ce que la famille de Fred Wolfsohn dit "Volson", mort à 43 ans des suites de sa déportation à Auschwitz, a appris à ses dépends après avoir souhaité passer une
petite annonce dans ce journal à l'occasion du 40ème anniversaire de cette disparition.
Voici le contenu de l'annonce :
« Il y a 40 ans, le 11 septembre 1966, disparaissait à la fleur de l'âge, Fred Wolfsohn dit “ Volson”, des suites d'une mauvaise rencontre
avec la barbarie nazie. Ses fils, Patrick, Joël, Eric, sa sœur Paulette Slenzinski, et son ami
de toujours, Marcel Chagnac vous demandent une pensée pour lui. »
D'après l'Est Républicain, « son contenu polémique serait de nature à heurter ses lecteurs ». Il a suggéré d'évoquer les traumatismes subis en camps de concentration en lieu et place de la barbarie nazie. Malgré les protestations de la famille et de plusieurs associations, et alors que d'autres journaux ont publié cette même annonce, le dit journal persiste dans son refus.
Pour rendre compte de cette affaire, la famille a ouvert un blog à l'adresse suivante : http://volson.over-blog.com/
On y apprend entre autre que ce n'est pas la première du genre dans la presse : ainsi, en 2003, La Voix du Nord avait fait supprimer les mots "milices" et "nazis" dans un avis de décès pour, selon le Canard enchaîné, ne pas effaroucher les lecteurs d'extrême-droite ou les enfants de miliciens.
Un mois après, suite à l'émoi public, l'annonce avait finalement été publié dans son intégralité.
Dans le cas de l'affaire de l'Est Républicain, nous tenons à exprimer notre soutien à la famille et à notre ami et collaborateur Joël Volson, photographe engagé aux côtés des luttes contre le racisme, l'impérialisme et pour la libération sociale.
Mogniss H. Abdallah
agence IM'média
Date: 25 octobre 2006 12:39:02 GMT+02:00
> À: direction.generale@estrepublicain.fr
> <direction.generale@estrepublicain.fr>
Objet: Fred WOLSFSOHN, victime une nouvelle fois
A l'attention de M. Lignac, président directeur général de l'Est
Républicain
Monsieur,
Faisant partie de vos abonnés depuis de nombreuses années, et très attachée à votre journal, je suis particulièrement attristée par l'attitude que vous avez adoptée jusqu'à présent face à la demande de la famille Volson de faire paraître une annonce dans la rubrique des "avis de décès" .
Le texte soumis par la famille, n'est en rien politique ou polémique, pour preuve, le grand nombre de quotidiens qui l'ont fait paraître sans aucun commentaire...
Faîtes comme vos confrères, reconnaissez votre erreur et ne laissez pas par votre attitude de silence, se développer encore plus une image négative de l'Est républicain, qui ne correspond pas à la réalité.
Salutations
Françoise Tenenbaum Klein
Article d'Actualité Juive paru le 26 octobre 2006
Article d’Actualités Juives n°953 du 26 octobre 2006
« L’Est républicain » refuse de publier une annonce
contenant les termes « barbarie nazie »
Inexplicable censure : Les mots « barbarie nazie » ont été jugés « trop violents » pour figurer dans la rubrique nécrologique du journal « L’Est Républicain »
Joël Volson ainsi que ses proches parents et amis, voulait seulement signaler la commémoration des 4O ans de la mort de Fred Wolfsohn, dit Volson, par le biais de la publication d’une annonce dans la rubrique nécrologique de ce quotidien régional. Celle-ci comportait les termes « rencontre avec la barbarie nazie ».
Né en Allemagne et d’origine polonaise, joël raconte en effet que son père était un commerçant respecté et apprécié à Nancy depuis son retour de la guerre.
Il avait été déporté à Auschwitz le 10 mars 1944 avec son père et son frère de 14 ans, qui ne sont pas revenus.
A son retour , il avait passé cinq années entières alité, dans l’incapacité totale de se lever.
Avec ses 28 kilos et ses graves séquelles osseuses, les médecins ne lui avaient donné aucun espoir de remarcher. Mais comme seuls en sont capables ceux qui reviennent de l’enfer, fred Volson n’avait pas laissé les brutalités nazies faire de lui un infirme et après ces longues années de convalescence, il avait fait mentir les diagnostics les plus pessimistes de la médecine.
Il reçut en outre la mention « mort pour la France » à son décès prématuré alors qu’il n’avait que 43 ans.
« Camps de concentration équivaut à ce que « notre communauté » comprend par barbarie nazie.
Mais lorsque joël a contacté l’est républicain, on lui a rétorqué que l’expression « barbarie nazie » était choquante et « susceptible de soulever une polémique ».
A la suite de quoi, Monsieur Hommel , directeur de la publicité du quotidien, a proposé plusieurs formules de remplacement, incluant chacune les termes « traumatismes » et « camps de concentration » et ce afin de ne pas employer les termes « barbarie nazie ».
Lesquels n’ont pourtant soulevé aucun problème déontologique pour le Figaro, le Monde, ou encore le concurrent principal de l’Est Républicain, Le Républicain Lorrain et La Presse de la Manche pour publier cette annonce.
L’annonce parue dans le journal Le Monde a d’ailleurs été financée par une femme d’origine algérienne qui voulait témoigner sa solidarité avec la famille Volson.
Le syndicat National des Journalistes (SNJ) a appelé à la démission immédiate de monsieur Hommel et a qualifié cette affaire de « scandaleuse ».
A ce jour, aucune excuse n’a été présentée à la famille et la rédaction qui se vante d’avoir fait partie des rares journaux locaux à avoir été présents au procès de Nuremberg, refuse toujours aussi catégoriquement de publier l’annonce.
Interrogé par nos soins, Daniel Richard, adjoint de monsieur Hommel nous a répondu que la formule « camps de concentration » suggérée par son service en guise de remplacement équivaut à ce que notre « communauté » ( donc les juifs) comprend par « barbarie nazie ».
Et lorsqu’il lui a été demandé de quelle façon il considérait les spoliations, les pogroms, les ghettos et la violence perpétrée avant la mise en œuvre de la solution finale, il a rétorqué qu’il n’avait pas de maîtrise d’histoire.
Idem quand on lui a fait remarquer que tous les pays démocratiques définissaient l’horreur hitlérienne par les termes barbarie nazie, et que le seul journal à refuser ce qualificatif était le sien. Daniel Richard nous a expliqué que la rédaction se devait de conserver certains termes précis et par exemple ne pas appeler « assassinat », une mort due à un accident de la route et ce malgré la volonté des parents. Comparaison douteuse !
Autre exemple encore plus édifiant : « Si un Français libanais voulait rédiger une annonce déplorant la mort d’un proche pendant la dernière guerre entre le Liban et Israël et qu’il expliquait les raisons de son décès par « sa malheureuse rencontre avec la barbarie sioniste qu’en penseriez vous ? »
Quand à Monsieur Hommel, il a été dessaisi du dossier désormais confié à M. Berthelot.
Ce dernier a refusé de répondre à nos questions et s’est contenté de nous préciser de manière lapidaire : « nous ne faisons aucun commentaire ».
Yaël Bornstein
Annonce parue le 26 octobre 2006 dans le Parisien
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